samedi 16 avril 2011

Escale forcée, les marins du cargo s'organisent

Emmanuelle Trocadéro et Joyce Racine, de Marin'Accueil, livrent 150 kg d'épicerie aux marins du Beluga Houston, saisi à quai.  / Thierry Creux
Emmanuelle Trocadéro et Joyce Racine, de Marin'Accueil, livrent 150 kg d'épicerie aux marins du Beluga Houston, saisi à quai. / Thierry Creux
Hier, le tribunal de commerce a maintenu la saisie provisoire du Beluga Houston. La solidarité avec les marins se met en place.
ReportageBouillon, lieu noir pané, riz et chou rouge, fruit. C'était le menu, hier midi, au mess des officiers du Beluga Houston. Ambiance détendue malgré la décision du tribunal de commerce de maintenir la saisie sur le navire. « Pour moi, représentant de la compagnie, ce n'est pas une bonne chose, pour l'équipage, ça va », confie Oleg Zvyeryev, 39 ans, le commandant ukrainien.
Propos confirmés par Karsten Strotmann. « Lorient est un joli port, tout près du centre-ville. C'est très pratique pour nous. » L'officier confirme que les salaires ont été payés. Par contre la nourriture commence à manquer. « Trois shipchandlers ont refusé de nous avitailler », regrette le commandant.
La trésorerie du bord permet de faire quelques courses. Et hop, voilà les marins en voiture jusqu'au Géant, guidés par Laure Tallonneau, du syndicat ITF. Pâtes, huile, oeufs, farine, lait, beurre, fromage, légumes... les trois chariots se remplissent vite. Pendant ce temps-là, Marin'Accueil livre 150 kg d'épicerie collectés auprès de la banque alimentaire. De quoi tenir la semaine.
Ouest-France  

vendredi 15 avril 2011

Étel. Le lycée maritime craint pour ses filières


Les personnels du lycée maritime d'Étel ont bloqué le Pont-Lorois, hier. Ils luttent pour conserver l'ensemble des filières de formation.
Des files de voitures de part et d'autre du Pont-Lorois, qui enjambe la Ria d'Étel entre Belz et Plouhinec, hier. De 9h à 11h, puis de 14h à 16h, les personnels en grève du lycée maritime et aquacole d'Étel ont effectué un blocage filtrant du pont. Des horaires choisis «pour ne pas ennuyer les gens qui vont au boulot» et une filtration souple pour ne pas trop gêner les automobilistes, contraints, au maximum, à dix minutes de patience. Tout au long d'une journée d'action menée dans une ambiance bon enfant, la trentaine de manifestants grévistes en chasubles jaune fluo a surtout cherché à toucher le grand public. Avec un certain succès puisque 800signatures ont été recueillies sur place et seront transmises à la Direction des affaires maritimes. Une étape supplémentaire dans la médiatisation du conflit après les diverses interpellations d'élus de tous bords. En plus du soutien des édiles locaux -les maires de Plouhinec, Belz et Étel sont notamment passés saluer les grévistes- les personnels du lycée ont, semble-t-il, convaincu le président de la Région, le socialiste Jean-Yves Le Drian, et celui du département, l'UMP François Goulard, du bien-fondé de leur démarche. Mais pas encore le ministère qu'ils soupçonnent -euphémisme- de vouloir redimensionner l'établissement à la baisse. «Nous ne dépendons pas du ministère de l'Éducation nationale mais de celui de l'Écologie, du développement durable, du transport et du logement, explique Jean-GabrielRapin, enseignant et délégué syndical. Le ministère, dans un but d'économie, avait décidé de spécialiser les différents lycées maritimes (*). À Étel, où nous avons les quatre filières, "pêche", "marin de commerce", "électromécanicien" et "culture marine", il était prévu qu'on nous supprime la pêche».

Réponse imminente

«Était prévu». Aux dernières nouvelles -une réunion des directeurs des lycées maritimes, mardi à Paris-la filière pêche serait sauvée au niveau de la seconde mais le «coup de ciseaux» serait reculé d'un ou deux ans (les élèves iraient faire leur terminale dans un autre lycée) ou appliqué à une autre filière. Des solutions que les personnels en grève refusent catégoriquement. «On veut garder les quatre filières, de la seconde à la terminale. Si tous les professionnels du secteur nous soutiennent aujourd'hui, c'est parce qu'ils savent notre rôle pour l'économie locale. Il n'y a pas une seule de ces quatre filières dans le Morbihan qui n'ait pas besoin de personnel». A priori, la réponse officielle du ministère tombera «avant les vacances», donc la semaine prochaine, avec la publication de la carte scolaire. Ce sera la fin du conflit... ou son durcissement.

* Il y en a douze en France, dont quatre en Bretagne, un par département.
  • Benoit Siohan
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À Lorient, un docker jugé pour violences lors d’une manifestation

Le procureur de la république du tribunal de Lorient a requis, ce jeudi après-midi, en audience correctionnelle, deux mois de prison avec sursis, et une amende de 200 € à l’encontre d’un jeune docker prévenu d’avoir jeté une pierre sur les forces de police lors de la manifestation sur les retraites du 19 octobre.
Elle s’était traduite par un face à face violent sur le pont de Carnel, entre manifestants et policiers. Le jeune homme a plaidé non coupable.
Il a affirmé ne pas se reconnaître sur clichés pris lors des affrontements. Le délibéré sera rendu le 12 mai. Pendant l’audience, une centaine de manifestants, à l'appel de la CGT, se sont rassemblés devant le tribunal pour soutenir le jeune docker.
À noter que deux autres de ses collègues seront entendus le 28 avril, par les policiers, pour des faits similaires commis le même jour. La CGT appelle à se rassembler de nouveau ce jour-là devant le commissariat de Lorient. (Ouest France)


    mercredi 13 avril 2011

    La Compagnie des îles hisse haut ses deux pavillons


    mercredi 13 avril 2011

    Ses dix-huit bateaux naviguent depuis des années sous deux marques commerciales, Navix et Cie des îles. Le temps est venu de clarifier les missions de chacune.

    Navix, Compagnie des îles, cela fait quelques belles années que les deux sociétés maritimes de transport de passagers n'en font qu'une, coiffée par un même groupe, la Compagnie nationale de navigation (1). « La Navix, la plus ancienne, était très connue dans le Golfe. Quand la Compagnie des îles l'a rachetée, elle a continué à exploiter les lignes sous les deux noms », explique Philippe Gouret, son PDG.Arrivé à l'automne 2010 à la tête de la Compagnie des îles, en professionnel aguerri du transport maritime de passagers, il a passé l'hiver à redéfinir l'offre commerciale des deux marques. Une façon de réaffirmer leur place dans un paysage où chaque passager compte. « Toutes les liaisons dans le Golfe se font sous l'identité Navix. Les opérations extérieures au Golfe pour les îles de l'océan (Groix, Belle-Île, Hoëdic, Houat) se font sous le pavillon Compagnie des îles. »
    Un guichet en coeur de ville
    Au passage, la Navix, tout en conservant son nom, hérite d'un nouveau logo. « On voulait une image plus dynamique et parlant, plus maritime aussi que le précédent. » Sur les dix-huit bateaux de la flotte, douze naviguent sous les couleurs de la Navix, les six autres sous pavillon de la Compagnie des îles. Il faudra simplement patienter le temps d'un hiver, que tous les bateaux passent à l'entretien pour être repeints à leurs couleurs respectives. « En 2012, ce sera fait », poursuit Philippe Gouret.
    En revanche, pas question d'attendre pour mettre en place une stratégie commerciale conquérante. En mai, la Compagnie va se doter d'une agence de vente de billets, place des Lices, à proximité des halles.
    Un signal envoyé aux touristes qui visitent le centre, mais aussi aux Vannetais. « Les habitants sont censés nous connaître. En même temps, le port de commerce est éloigné du coeur de ville. Ce guichet sera le moyen de faire connaître notre offre de services, de mettre en valeur des packages ciblés, en direction des individuels, des groupes. »
    Dans le même esprit, les brochures ont fait l'objet d'un sérieux lifting. « Il nous fallait plus de visibilité pour nos produits, que les gens comprennent l'articulation entre nos différentes liaisons. Avant, on publiait deux catalogues par saison, pour la Navix et la Compagnie du Golfe. Désormais on n'en publie qu'un seul avec l'ensemble de nos lignes, celles du Golfe restant notre coeur de métier. »
    Dossier : Denis RIOU.

    Conflit au lycée maritime d'Étel. Le Pont Lorois bloqué demain


    13 avril 2011 -
    La réunion hier, à Paris, entre la Direction des affaires maritimes et les directeurs n'ayant pas apporté les réponses qu'ils espéraient, les personnels du lycée professionnel maritime et aquacole d'Étel ont décidé de maintenir le préavis de grève qu'ils avaient fixé à demain. Les personnels du lycée maritime, soutenus par le comité local des pêches Lorient-Étel, s'inquiètent depuis plusieurs semaines de la possible suppression de certaines formations sur le site d'Étel. «Les élèves devraient, au terme de la classe de 1re bac pro, arrêter leurs études ou les poursuivre sur un autre site», affirment, dans un communiqué, les personnels, alors que la carte scolaire pour la rentrée 2011-2012 n'est pas parue. Hier à Paris, faute de réponses aux interrogations qu'ils avaient formulées depuis près de deux semaines, les personnels ont décidé de mener désormais «des actions concrètes et visibles». Ils annoncent notamment pour demain, à partir de 9h, le blocage du Pont Lorois, qui enjambe la ria d'Étel, entre Plouhinec et Belz

    mardi 5 avril 2011

    À Etel, le lycée veut conserver sa filière pêche




    Des enseignants du lycée maritime d'Etel avec Jean-Gabriel Rapin, enseignant et secrétaire de la Snetap-Fsu-Mer, Yannick Delval, enseignant, et Olivier le Nezet, président du comité local des pêches. Contre la menace qui pèse, le lycée maritime proposede fusionner deux classes pour maintenir l'option pêche.

    Pas question d'acquiescer sans rien dire. Au lycée maritime comme chez les professionnels, le maintien de la filière pêche n'est pas seulement un souhait partagé par tous. C'est une nécessité. « On touche à l'identité même d'Etel. Cette décision nous interroge sur une éventuelle volonté de mettre fin à la pêche en Bretagne », remarque Jean-Gabriel Rapin, enseignant et secrétaire de la section SNETAP-FSU-Mer.



    Demain, c'est lui qui ira à Paris pour défendre le lycée devant la Direction des Affaires maritimes. Dans ses bagages, il n'aura pas seulement un flot de contestations. Il apportera aussi une proposition concrète. « Cette année nous avons une classe patron de pêche et une commerce. Nous proposons de fusionner les deux avec une option pêche et commerce. Ca permet de maintenir la filière à moyen constant. Nous sommes capables de le faire et les enseignants en ont la volonté », annonce-t-il.



    « On veut supprimer les pêcheurs »



    Dans cette démarche de proposition face aux décisionnaires, le personnel du lycée a décidé de suspendre son préavis de grève. « Nous sommes dans une action que l'on veut constructive », précise le représentant syndical. Mais Cela n'enlève rien à l'incompréhension et la colère qui monte. « Il y a eu les quotas, la prime à la casse... On veut supprimer les pêcheurs par tous les moyens. On aura l'air malin quand ce seront les Chinois qui viendront pêcher ici », s'indigne Yannick Delval, enseignant pêche.



    Olivier le Nezet, président du comité local des pêches souligne les contradictions de cette décision, à un moment où la profession connaît un regain. « Lorient est l'un des seuls ports à demander des bateaux neufs. Cette décision pourrait fragiliser toute la filière au moment où elle devient plus attractive », regrette-t-il. Malgré les signes inquiétants, Luc Percelay, directeur du lycée maritime veut encore y croire. Réponse demain.





    Christel MARTEEL. Ouest-France

    mardi 29 mars 2011

    Brittany Ferries. Cap sur l'Espagne



    C'est le premier voyage commercial pour Cap Finistère, le ferry de Brittany Ferries qui a mis le cap, hier, au départ de Roscoff, sur Bilbao. L'Espagne est l'un des axes de développement pour la compagnie bretonne, qui va proposer désormais sept allers-retours par semaine entre l'Angleterre et l'Espagne, ce qui va en faire une véritable autoroute de la mer. Cette première traversée était l'occasion pour Jean-Marc Roué, président du conseil de surveillance de Brittany Ferries, d'annoncer les résultats 2009-2010. Brittany Ferries, dont le coeur de cible est bien la clientèle britannique, subit aussi sur cet exercice les conséquences du contexte économique déprimé depuis ces dernières années.
    Guerre des prix
    Du 1er octobre 2009 au 30septembre 2010, le chiffre d'affaires consolidé s'affiche à 344,4millions d'euros, en hausse de 3,7% par rapport à l'exercice précédent. 57% du chiffre d'affaires, soit 196,8millions d'euros, proviennent du secteur passagers, 63,2millions d'euros, soit 18% du chiffre d'affaires, des ventes à bord, le fret à 77,1millions d'euros représente 23% de l'activité. Cette croissance résulte notamment de l'augmentation tarifaire car la compagnie n'a pas voulu entrer dans la guerre des prix qui touche le Transmanche et notamment le Détroit. Elle s'explique aussi par le développement de la compagnie sur l'Espagne.
    Le poids de la livre

    Jean-Marc Roué n'a pas caché, hier, que la parité monétaire, avait des retombées sur les comptes de l'entreprise. Une livre qui a chuté, un euro fort font que Brittany Ferries «n'est pas à l'équilibre positif». Si le chiffre d'affaires a progressé, ce n'est donc pas le cas du résultat net consolidé. Sur cette question, Jean-Marc Roué s'est refusé hier à fournir de chiffre précis. Sur l'exercice 2008-2009, les résultats étaient négatifs à hauteur de 5,6millions d'euros. Pour l'exercice 2009-2010, le déficit devrait être du même ordre de grandeur. Rationalisation des coûts, espoir de voir remonter la livre sterling, cela donne de bons espoirs aux équipes de Brittany Ferries de retrouver l'équilibre. En attendant, la compagnie doit louvoyer. L'armateur constate un retour des clients vers le ferry et notamment sur les lignes longues. De septembre2009 au 1er octobre 2010, Brittany Ferries a transporté 2,2millions de passagers, sur l'ensemble de ses lignes, un chiffre en retrait de 1,6%. Le trafic entre la Grande-Bretagne et l'Espagne (Santander) affiche une progression de 32,5 % à 200.000 passagers. Preuve que l'Espagne doit être au coeur de la stratégie de la Brittany Ferries.



    Catherine Magueur

    lundi 28 mars 2011

    Collision dans la Manche: le patron-pêcheur décède


    Le "Condor Vitesse" est entré en collision avec "Les Marquises", ce matin, au sud de Jersey.


    "Les Marquises", un caseyeur de Granville et le "Condor Vitesse", l’un des navires de Condor Ferries qui assure la liaison entre Saint-Malo et Jersey, sont entrés en collision alors qu'il y avait un épais brouillard sur zone.

    Les 3 marins du caseyeur sont tombés à l'eau et ont été secourus par un autre bateau de pêche granvillais et par le Ferry. Le patron-pêcheur a été retrouvé plus tard que les deux autres membres d’équipage, qui, eux, avaient pu se réfugier sur la coque de leur navire. Il est décédé. Il avait été secouru en état d’hypothermie, par un autre chalutier, le Joker, qui pêchait dans le secteur. Les deux autres pêcheurs sont indemnes.



    Le navire de pêche immatriculé à Granville serait actuellement entre deux eaux. La collision s'est passé à 30km à l'ouest de Granville.
    Le Condor Vitesse a repris la mer avec ses passagers. Une enquête est en cours.
    Sylvaine Salliou

    Japon. À bord du câblier Lodbrog la pression monte






    26 mars 2011 -

    «On ne parle que de ça. L'équipage a peur, les familles aussi. On ne veut pas y aller.» À bord du Lodbrog, le câblier français actuellement en stand-by à Kagoshima, dans le sud du Japon, la tension est encore montée d'un cran, hier.



    En jeu, la suite du voyage, qui doit les mener à environ 130 km de Fukushima, à proximité de la zone irradiée, pour y réparer des câbles sous-marins endommagés par le séisme du 11mars.



    Abandon de poste



    Reste à savoir s'il y a vraiment un moyen de s'y opposer, s'inquiétait, hier, un des 18 Français de l'équipage, joint à bord. «L'armateur Louis-Dreyfus nous l'a clairement dit et répété: un débarquement volontaire, c'est le licenciement pour abandon de poste, sans indemnités chômage.» Déjà échaudé par un mouvement avorté sous la pression mardi dernier à Taïwan, port d'attache du Lodbrog, l'équipage est sur les dents. «Il suffit d'être assez nombreux à refuser de partir pour que le bateau soit bloqué. Mais avant de lancer un mouvement, il faudrait être sûr que tout le monde suive. Sinon, malheur à ceux qui feront le premier pas...», explique le marin, qui dit chercher avec ses camarades des recours juridiques.



    «J'aimais beaucoup cette boîte...»



    La situation est d'autant plus inattendue, ajoute-t-il, que l'armateur français, qui a réaffirmé, hier, dans un communiqué qu'il ne fera courir aucun risque à ses équipages, a très bonne réputation. «J'aimais beaucoup cette boîte mais désormais, les rapports de confiance sont très altérés. On a l'impression qu'ils vont nous faire prendre des risques pour satisfaire leurs clients. J'en viens à penser à ma reconversion.» Et d'ajouter: «Sans la pression financière, on serait déjà tous partis.»



    Benjamin Brehon

    samedi 19 mars 2011

    Liaison Maritime Belle-ile/Quib du 19 Mars

    Chers camarades, insulaires, touristes, résidents d'infortune ou pas :

    L"adage se confirme, pas d'eau, pas de bateaux; trop d'eau, pas d'autos.
    Quitter Belle Ile  ce Samedi 19 Mars 2011 n'est pas des plus aisés, départ à 06h00, 07h00 puis 12h30, 15h30, 17h00(sans autos) et enfin 18h20 pour les  noctambules. 
    Un Navire à passager type "Enez" à 09h30 au départ de "Le Palais" aurait socialement et économiquement  été le Bienvenu pour Tous.
    Les départs de Quiberon ce jour sont tout aussi fantasques, Dommage.











    vendredi 18 mars 2011

    Réunion GASPE/NAO


    FEDERATION GENERALE DES TRANSPORTS ET DE L'EQUIPEMENT (F.G.T.E.)

    UNION FEDERALE MARITIME

    REUNION DU GASPE LE 16 MARS 2011 A NANTES

    La CFDT est représentée par Jean Luc ILLIAQUER et Joël JOUAULT.

    5 points à l’ordre du jour :

    1 – SMIC et GRILLES DE SALAIRES


    Le GASPE est enfin favorable à la mise en place du SMIC pour le 1er salaire de référence. Ce qui revient à dire : que plus aucun salaire ne sera inférieur au SMIC, de même l’heure de travail sera revue et les heures supplémentaires seront conformes à l’application du code du travail sans impact de l’indemnité de nourriture.

    Cependant le GASPE serait sur la base d’une position embarquée et non embarquée, sans aborder l’imposition ou non sur une partie.

    La CGT rappelle le rapport des 40 % et 60 %, FO a été muette sur ce sujet.

    L’UFM CFDT souhaite que la transposition de la MLC 2006 aille à l’encontre du code du travail qui l’interprète comme un élément de salaire.

    Néanmoins ce débat verra une proposition à la réunion de la CNCMM le 3 mai 2011.

    2 – CONVENTIONS COLLECTIVES

    Le GASPE souhaite mettre à jour les conventions collectives au regard du code des transports (les CDI – CDD, les indemnités de licenciement, les situations précaires : les saisonniers et les primes ou 13ème mois au prorata temporis dans l’entreprise etc.).

    La CFDT est favorable à cette relecture et lever toutes les restrictions faites lors de l’extension des conventions collectives.


    3 – N A O

    Le GASPE souhaite un accord de branche sans avoir de négociations salariales dans les compagnies, ainsi il fait 2 propositions :
    • Soit 1,4 % avec négociations au sein des compagnies des passages d’eau.

    • Soit 1,7 % au 1er janvier 2011 sans négociation dans les compagnies sans pour cela ne pas avoir de rencontre sur des sujets liés aux accords d’entreprise.
    Ensuite un engagement à revoir les barèmes minima pour les rendre conformes aux exclusions faites par la Direction Générale du travail.

    L’UFM CFDT vous demande votre avis, nous attendons vos remarques, suggestions et votre avis.

    L’UFM CFDT demande la mise en place d’une retraite supplémentaire.

    La CGT a demandé une amélioration, au-delà du 4ème mois du salaire (complément de santé) jusqu’aux 3 ans ou avant la décision d’inaptitude à la navigation.

    La CFDT souhaite un accord pour protéger les capitaines et dans certains cas le Chef Mécanicien lorsque les tribunaux les incriminent en cas d’accident et leur responsabilité mise en cause.

    Sur ces sujets le GASPE va étudier et faire des propositions.

    4 - Représentativité

    Les élections dans cette activité font ressortir tous collèges confondus officiers et PEX /

    CFDT     CGT     FO

    54 %      48 %     4 %

    Cette étude a été demandée par l’Administration pour mesurer la représentativité en 2012, ce qui revient à dire que FO ne sera plus conviée aux réunions paritaires du GASPE.

    5 - Frais de déplacement

    Sur la base d’un représentant par collège (1 représentant officier – 1 représentant PEX) à charge des organisations syndicales d’assurer cette représentativité dans les instances nationales sur les barèmes de l’URSSAF.

    Cette réunion semble balisée de bonnes intentions, sortir des exclusions ou réserves faites par la Direction Générale du travail pour une extension complète.

    L’UFM CFDT attend vos avis pour orienter la position à tenir.

    Prochaine réunion le 19 mai 2011 (à Rennes) sur les minima.