jeudi 31 décembre 2009

lundi 04 janvier --> bateau scolaire à 06h15

Nous attirons votre attention sur l’horaire du bateau pour les élèves scolarisés partant le lundi 4 janvier, attention le bateau part à 6H15.
Merci de passer cette information à vos amis et connaissances.

Bonne fin d’année à tous.

Sylvie Canu
Secrétaire APLI

mardi 29 décembre 2009

Compagnie Océane (56). Le préavis de grève suspendu

Compagnie Océane (56). Le préavis de grève suspendu

28 décembre 2009 à 20h06

Les représentants CGT et CFDT du personnel naviguant de la Compagnie Océane avaient adressé il y a quelques jours un préavis de grève pour la journée de demain, pour une durée de 24 heures reconductible.

Les discussions se sont poursuivies lundi soir, jusqu'à 19 h 30. Au sortir de la réunion, les représentants syndicaux ont annoncé que le préavis de grève était suspendu.

En attendant, les bateaux de la Compagnie Océane maintiennent leurs liaisons quotidiennes avec les îles.

La compagnie Océane, qui assure depuis deux ans les liaisons maritimes entre les îles du Morbihan et le continent pour le compte du conseil général, emploie quelque 200 personnes.
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Les négociations ont duré trois jours. La nouvelle est finalement tombée hier: la grève n'aura pas lieu à la Compagnie Océane. Un préavis de grève avait été déposé pour la journée d'aujourd'hui.

Les bateaux de la Compagnie Océane, qui emploie 200 personnes, ne resteront pas à quai en période de fêtes. En fin de semaine dernière, les représentants CGT et CFDT du personnel naviguant de la Compagnie avaient adressé à la direction un préavis de grève pour le mardi 29décembre, pour une durée de 24heures reconductible. De son côté, la direction de la Compagnie Océane, qui assure depuis deux ans les liaisons maritimes entre les îles du Morbihan et le continent pour le compte du conseil général, précisait hier que, «contrairement à ce qui avait été indiqué, ce préavis de grève n'intervient pas dans le cadre de négociations salariales annuelles. Tout simplement parce que ces négociations ne commenceront qu'en janvier». Ce préavis faisait suite à la réunion du 23décembre entre la direction et les représentants du personnel. «Les officiers ont estimé qu'ils n'étaient pas assez payés par rapport à ce que touchent leurs collègues des autres compagnies. Mais leurs demandes correspondent à près de 14% d'augmentation salariale», expliquait une source de la Compagnie Océane.

Liaisons quotidiennes maintenues

Un chiffre que ne reconnaissent pas les syndicats (CGT, CFDT), qui attendent plutôt une «augmentation de l'ordre de 8%». Les discussions se sont poursuivies hier soir, jusqu'à 19h30. Au sortir de la réunion, les représentants syndicaux ont annoncé que le préavis de grève était suspendu: «Des propositions ont été faites, les négociations vont se poursuivre le 8janvier». En attendant, les bateaux de la Compagnie Océane maintiennent leurs liaisons quotidiennes avec les îles.

mercredi 23 décembre 2009

Bernadette Malgorn baptise le Guedel 3...


Bernadette Malgorn baptise le Guedel 3


L'armement vannetais Transport maritime côtier, récemment racheté par la Compagnie maritime nantaise a lancé, hier matin, son dernier caboteur, le Guedel 3, baptisé par Bernadette Malgorn, tête de liste UMP aux régionales. Le bateau, qui remplace le vieux Guedel, prend son service dès aujourd'hui. Il transportera vers Belle-Ile-en-Mer mais aussi vers Groix et l'île d'Yeu les marchandises indispensables à la vie quotidienne sur les îles: matériaux de constructions, engrais, denrées alimentaires et même les draps des hôtels... Moins gourmand, plus performant, il permettra de doubler la capacité de transport! Le bateau a été réalisé par le chantier Merré à Nort-sur-Erdre (44). Il développe une puissance de 600cv et est manoeuvré par cinq hommes d'équipage. (Photo Bertrand Le Bagousse)

vendredi 18 décembre 2009

Nouveaux rouliers pour les armées : Les candidats se sont fait connaître


Nouveaux rouliers pour les armées : Les candidats se sont fait connaître
[Le roulier MN Eider à Toulon JEAN-LOUIS VENNE]
Le roulier MN Eider à Toulon
crédits : JEAN-LOUIS VENNE

17/12/2009

Dans le cadre du renouvellement des moyens de transport par navires rouliers utilisés par l'Etat-major des Armées, la première phase de l'appel d'offres s'est achevée. A la suite d'une annonce publiée le 4 novembre, les candidats intéressés par ce marché avaient jusqu'au 11 décembre pour se faire connaître. A l'issue de cette manifestation d'intérêt, le ministère français de la Défense ne retiendra, au maximum, que 6 candidats. Ces derniers se verront remettre une documentation détaillée sur les capacités souhaitées, leur permettant ainsi de finaliser leurs offres.
Dans le cadre de ce projet, l'EMA souhaite pouvoir disposer de 2500 mètres linéaires dans un délai de 5 à 9 jours, puis 10.000 mètres linéaires supplémentaires dans les 20 jours. Cela équivaut à une flotte de 4 à 5 bateaux, soit 2 utilisés affrétés en permanence et les autres devant être opérationnels rapidement en cas de besoin.


Embarquement sur le MN Eider (© : DUNKERQUE PORT)


Conçus aux normes civiles, les nouveaux rouliers devront pouvoir transporter du fret, ainsi que des véhicules militaires, dont des chars lourds. A cet effet, ils devront disposer d'une ou plusieurs portes de débarquement renforcées, ainsi qu'une grue de forte capacité, de l'ordre de 60 tonnes.
Plusieurs groupes maritimes sont intéressés par ce marché, dont évidemment la Compagnie Nationale de Navigation, dont la filiale Compagnie Maritime Nantaise travaille depuis de nombreuses années pour les armées françaises.
Pour faire face à l'augmentation des besoins, le ministère de la Défense avait affrété, en 2007, un troisième roulier à la CMN. Le MN Pelican avait rejoint les MN Eclipse et MN Eider. Chars, véhicules, munitions, matériel divers... Les envois de matériels militaires à l'étranger représentent, chaque année, plus de 100.000 tonnes de fret, 60% de ce trafic étant assuré par voie maritime.

SeaFrance : La CFDT signe l'accord de médiation


SeaFrance : La CFDT signe l'accord de médiation
[Le ferry SeaFrance Molière sortant de Calais SEAFRANCE]

crédits : SEAFRANCE

17/12/2009

Après des mois de conflit avec la direction, la CFDT de SeaFrance a accepté, hier, de signer l'accord ouvrant la voie à la mise en oeuvre du plan de redressement de la compagnie. Le syndicat, majoritaire dans l'entreprise, a pris cette décision suite au référendum organisé la veille auprès des salariés. Ce vote avait tourné, de justesse, en faveur de l'accord proposé par le médiateur, nommé en octobre par le préfet. En mai dernier, la direction avait présenté un projet portant sur 543 suppressions de postes (sur 1580 salariés dont 1300 navigants), la SNCF, actionnaire unique de SeaFrance, proposant de reclasser 413 salariés au sein du groupe. Les négociations menées par le médiateur ont permis de réduire les suppressions de postes à 482, ce qui représente quand même plus de 30% des effectifs. Les discussions ont, dans le même temps, permis d'améliorer les mesures d'accompagnement des personnels touchés. L'accord avait été signé la semaine dernière par la CGT, la CGC et la CFTC. Mais ces organisations, en raison de la loi sur la représentativité syndicales, ne « pesaient » pas suffisamment pour permettre sa mise en oeuvre.

Bon pour la recapitalisation

Faute d'avancée, Pierre Fa, président du Directoire de SeaFrance, s'était rendu lundi au tribunal de commerce de Paris pour demander que soit déclenchée une procédure de sauvegarde. Le tribunal ne devant examiner cette demande que le 18 décembre, le patron de la compagnie avait indiqué qu'il suspendrait la procédure si, d'ici là, la CFDT acceptait l'accord de médiation. Se félicitant de la décision finalement prise par le syndicat, la direction a annoncé que la signature du texte ouvrait la voie à la recapitalisation de l'entreprise par la SNCF. Durement touchée par l'impact de la crise sur le trafic maritime transmanche, notamment au niveau du fret, SeaFrance est actuellement lourdement déficitaire. Selon le management, la société perd 100.000 euros par jour et accuse une dette de 189 millions d'euros. Le plan de redressement vise, notamment, à augmenter la productivité, afin de redresser la barre. La compagnie, qui alignait six navires entre 2005 et 2006, ne compte plus que quatre unités : Les ferries récents Berlioz, Rodin et Molière, ainsi que le fréteur Nord-Pas-de-Calais.

mercredi 16 décembre 2009

Le Locmaria à Saint-Pierre-et-Miquelon :





La vedette à passagers Locmaria se nomme désormais Cabestan un nouveau nom lié au changement de propriétaire. Le navire a été vendu par le Conseil Général du Morbihan, qui l'exploitait depuis 1998 sur la liaison avec les îles morbihannaises, au conseil territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les travaux effectués par les entreprises portuaires de Concarneau ont consisté notamment en une remise en peinture et des travaux intérieurs liés à l'aménagement de l'espace bagage. Le Cabestan va rester quelques jours à quai. Il traversera ensuite l'Atlantique à bord d'un cargo. Sa mission, sur l'archipel, sera d'assurer la desserte en passagers entre les îles de Saint-Pierre et de Miquelon.

dimanche 6 décembre 2009

Départ des élèves le lundi 7 décembre 2009

Dimanche 8 décembre 2009 - 17h20



A l’attention des adhérents: Départ des élèves le lundi 7 décembre 2009

Bonjour,

La compagnie Océane nous informe que demain matin, le bateau de 6h30 partira à 7h15.

Merci de faire passer cette information à vos amis ou connaissances.

Bonne fin d’après midi à tous.

Sylvie CANU - APLI

mercredi 2 décembre 2009

Le roulier MN Eclipse attaqué par les pirates


Le roulier MN Eclipse attaqué par les pirates

Le roulier MN Eclipse
crédits : JEAN-LOUIS VENNE

01/12/2009

Affrété par la France pour le transport de matériels militaires, le roulier MN Eclipse, de la Compagnie Maritime Nantaise, a été attaqué par des pirates. L'assaut s'est produit jeudi dernier, alors que le navire se trouvait en océan Indien. Composée de fusiliers marins, l'Equipe de Protection Embarqué (EPE) présente sur l'Eclipse a repoussé l'attaque des pirates, qui voulaient aborder le roulier à partir d'une embarcation rapide. En fuite, les pirates ont été activement recherchés. Pistés par un avion de patrouille maritime, ils ont été finalement interceptés par la frégate grecque Adrias.

vendredi 27 novembre 2009

Le département investira moins en 2010 - Morbihan



Le département investira moins en 2010 - Morbihan
mercredi 25 novembre 2009 Une étude sur les liaisons avec l'Ile d'Arz sera menée à l'occasion de la prochaine révision de l'attribution de cette desserte.



Sur fond de crise et de réforme de la taxe professionnelle, les conseillers généraux ont débattuhier des orientations budgétaires pour 2010. Les chantiers seront alors en recul.

Le Morbihan a beau s'enorgueillir de présenter une santé financière meilleure que celle de ses voisins bretons, il lui faudra réduire la voilure en 2010. C'est là le principal enseignement du débat d'orientations budgétaires auquel ont participé hier les conseillers généraux. Car il n'a pas été question pour l'instant d'une éventuelle nouvelle augmentation des taxes départementales d'imposition.

« Nous sommes victimes de la crise des ciseaux avec des recettes qui baissent de 0,8 % en raison de la crise économique et des dépenses qui augmentent de 4 %, notamment dans les domaines de la santé, du personnel et des collèges », a ainsi souligné le rapporteur, Yves Borius. La faute à un transfert des charges voulu par l'État, comme l'ont dénoncé les intervenants de l'opposition avec à leur tête le socialiste Hervé Pellois.

Investissements à la baisse

D'un montant de 189 millions en 2009, ils devraient être ramenés à 162 millions en 2010. Ils reviendront ainsi au niveau de 2004. Avec des recettes en diminution, c'est donc la part de l'épargne qui va être rognée de 23 millions. « Notre réponse à la crise reste le maintien de l'investissement. Notre capacité d'autofinancement reste deux fois plus élevée que la moyenne nationale et des autres départements bretons », rassure Yves Borius. L'an prochain, elle sera alors en moyenne de 229 € par habitant.

Un bilan Etat-département

Réforme de la taxe professionnelle, transfert des compétences entre l'État et le département : il a beaucoup été question de politique nationale hier lors de ces débats morbihannais. Ce qui a conduit le socialiste Yves Lenormand à demander au président Jo Kerguéris « la présentation d'un document vérité sur le coût des transferts et la charge nette qui en résulte pour notre collectivité ».

Une allusion non dissimulée au « désengagement de l'État sur le Rmi-Rsa, l'Apa ou encore les transferts des agents de l'Equipement ». Réponse du président : « Je ferai ce bilan mais on en dressera aussi l'historique afin que chacun y retrouve ses petits... »

Une meilleure gestion pour les îles

Le président Jo Kerguéris l'a martelé : le département devra optimaliser les investissements. Un principe sur lequel n'a pas manqué de réagir Gérard Perron en soulignant « l'important déficit de 2,8 millions enregistré en 2008 pour la desserte maritime des îles. Il paraît difficilement envisageable que notre délégation reste durablement déficitaire. » Et le conseiller général d'Hennebont de suggérer de « revoir le contrat passé avec la Compagnie Océane, dont les engagements pris ne sont pas au rendez-vous. Puisque la région devrait récupérer le personnel affecté à l'entretien des canaux, nous pourrions incorporer les marins de la desserte des îles dans les effectifs du conseil général.

Une proposition qu'a rejetée le président Jo Kerguéris : « On ne peut pas avoir durablement un exploitant qui ne gère pas sa dette, mais nous ne suivrons pas pour autant l'exemple des difficultés du Finistère et parce que nous avons une flotte importante à entretenir. » Une même étude de la gestion pour l'Ile d'Arz sera menée à l'occasion de la prochaine révision de l'attribution de cette desserte. Un transfert de compétences vers l'agglomération de Vannes pourrait alors être envisagé.

mercredi 25 novembre 2009

ILE D'ARZ : L'AVENIR DU BATEAU DE 20H00



ILE D'ARZ : L'AVENIR DU BATEAU DE 20H00

La Compagnie du golfe, qui assure la liaison Vannes-Arz dans le cadre d'un contrat de délégation de service public passé avec le conseil général, perd de l'argent sur la rotation de 20 h. En moyenne, elle ne compte que quatre passagers dans le sens continent-île et un, voire zéro, dans l'autre sens. Soit un coût d'environ 70 € par personne transportée. Suite au transfert du départ-terminus à la gare maritime, le temps de parcours est doublé par rapport à la cale de Conleau et impose de doubler les moyens pour proposer la même offre, sans oublier les frais de carburant plus importants ! Pour le maire de l'île d'Arz, "cette rotation est un service public et doit être maintenue. Ce bateau de 20 h est vital". La question sur le maintien ou non de cette rotation du soir n'est pas encore tranchée, une autre réunion est programmée la semaine prochaine.
Patrick Gerbeno directeur de la Compagnie du golfe veut trouver le bon équilibre. Il espère trouver une solution qui permette de conserver la rotation, satisfasse les Ildarais et préserve les intérêts de la ville de Vannes qui souhaite valoriser son infrastructure portuaire, et ceci, six mois de l'année alors que le contrat de délégation de service public évoquait un transfert possible de Conleau au Pont Vert pour deux mois par an !
Comment équilibrer le budget ? La municipalité de l'île d'Arz n'a pas d'argent, et n'était pas demandeur pour aller à la gare maritime. L'aide, va-t'elle venir de l'agglo et du département ?

Le transport maritime exempté de Contribution carbone


Le transport maritime exempté de Contribution carbone


crédits : BROSTROM TANKERS

25/11/2009

Le Sénat a voté, lundi, la création d'une taxe carbone, désormais appelée « Contribution carbone ». Certains secteurs, comme le transport maritime, en seront exemptés. Un amendement visant à diminuer de 35 % le tarif de la contribution applicable au fioul domestique utilisé pour le transport fluvial a également été adopté. Il s'agit, ainsi, de ne pas pénaliser ce mode alternatif au transport routier.
Devant entrer en vigueur le 1er janvier 2010, la « taxe » carbone est destinée à lutter contre le réchauffement climatique en « maîtrisant », selon les termes du ministère de l'Ecologie, les émissions de dioxyde de carbone. La taxe s'appliquera aux énergies fossiles qui émettent du CO2 : pétrole, gaz, charbon, GPL. Les énergies renouvelables et l'électricité ne sont pas concernées. Le montant de la taxe est calculé sur la base de 17 euros la tonne de CO2 émise.

jeudi 19 novembre 2009

Identité nationale « Ça sera sans nous ! »

Identité nationale
« Ça sera sans nous ! »


Depuis le 2 novembre et jusqu'au 2 février, le ministre de
l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et
du Développement solidaire, Eric Besson, organise un débat
sur l'identité nationale dans toutes les préfectures et
sous-préfectures de France. Associations, syndicalistes,
citoyens y sont invités pour débattre et répondre à la
question : « Qu'est-ce qu'être Français ? »

Parce que cette initiative a des objectifs électoralistes à
la veille des Régionales, la CFDT, à l'issue de son bureau
national, a choisi de ne pas participer à ce débat et
appelle ses équipes à ne pas répondre aux sollicitations
des préfectures.

Ce débat est très mal venu à l'heure où les Français
attendent des réponses à leurs préoccupations quotidiennes
que sont la montée du chômage et des précarités. Pour la
CFDT, un tel débat pourra occulter les vraies questions
auxquelles le gouvernement se doit d'apporter des réponses
concrètes : sortir le pays de la récession et du chômage de
masse, répondre aux craintes des salariés et donner des
perspectives à une jeunesse qui n'entend parler que de
crise depuis quelques décennies.

Le fait que cette réflexion soit organisée sous l'égide du
ministère de l'Immigration oriente le débat et risque de
stigmatiser la population immigrée ou issue de
l'immigration. L'urgence est plutôt dans la consolidation
notre cohésion sociale, dans une France en crise où le
risque de repli est important.

Pour la CFDT, s'il est un sujet qui nécessite véritablement
une impulsion politique pour continuer à se construire,
c'est avant tout la citoyenneté européenne, fondée sur son
modèle social. Dans le contexte de la ratification du
traité de Lisbonne, c'est pour la CFDT, le véritable enjeu
de l'avenir à investir.

mercredi 18 novembre 2009

Accidents du travail La CFDT appelle les sénateurs à refuser la taxation des indemnités

Accidents du travail
La CFDT appelle les sénateurs à refuser
la taxation des indemnités


L'Assemblée nationale a adopté l'amendement qui soumet à
l'impôt les indemnités journalières perçues en cas
d'accident de travail.

Contrairement à ce qu'argumente le gouvernement, cette
mesure ne s'inscrit absolument pas dans la lutte contre la
montée des inégalités.

Notre système fiscal est injuste. La CFDT demande une
refonte de ce système qui exonère de l'impôt les plus hauts
revenus.

L'amendement adopté renforce cette situation. D'une part
les indemnités journalières ne remplacent pas l'intégralité
du revenu. D'autre part le parlement ne touche pas au
bouclier fiscal, ni à l'imposition des revenus du capital
ou du patrimoine, qui bénéficient pourtant de largesses
sans justification économique.

La CFDT poursuivra son travail pour que la taxation de ces
indemnités ne voie pas le jour. Par conséquent, elle
appelle les sénateurs à refuser cette disposition.

lundi 9 novembre 2009

Communiqué de presse CFDT

Communiqué de presse n° 89 du 9 novembre 2009

Déclaration de Gaby Bonnand, secrétaire national


Indemnités accidents de travail

La CFDT s’oppose à toute imposition

Après avoir été repoussé une première fois, l’imposition des indemnités journalières pour accident de travail revient par le biais un amendement voté vendredi 6 novembre en commission des finances de l’Assemblée nationale dans le cadre du Projet de loi finance.

L’Assemblée devra se prononcer vendredi 13 novembre. La CFDT demande aux députés de repousser cet amendement. Il est inadmissible que les indemnités journalières des accidentés du travail fassent l’objet d’un prélèvement, alors que les revenus sur les dividendes bénéficient de taux de prélèvement bien moindre que ceux appliqués aux revenus du travail.

Au Sénat, dans le cadre du débat sur le PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale), une augmentation de 0,15% de la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) est proposée. Mais il n’est toujours pas question de toucher au bouclier fiscal dont les bénéficiaires sont exonérés, de fait, de toute augmentation de la CSG (Contribution sociale généralisée) et de la CRDS.

La CFDT rappelle son désaccord total à toute initiative visant à soumettre les revenus du travail ou aux indemnités de remplacement, à une augmentation des prélèvements. Le bouclier fiscal apparaît comme un privilège exorbitant alors qu’au contraire, des signes forts d’une plus grande justice fiscale et sociale seraient nécessaires.

vendredi 6 novembre 2009

COMMISSION DES HORAIRES COMPAGNIE OCÉANE RÉUNION DU 21 OCTOBRE 2009

Associations représentées : OTSI, APLI, UBED

Réunion très conviviale, présidée par Monsieur Patrick Gerbeno, et menée, ce qui est à souligner, avec courtoisie et dans le respect des propos et opinions de chacun.

Selon la tradition, avant d’étudier les horaires prévus, Monsieur Gerbeno apporte des informations sur divers points.



1 - Le bilan 2008, les perspectives 2009 et 2010

L’exercice 2008 est déficitaire : faible fréquentation, bateaux en mauvais état (coût des réparations), prix du carburant, concurrence forte.

Les perspectives pour 2009 : la reprise est encore fragile :

stabilité du nombre de passages de véhicules ;

augmentation du nombre de passagers : +9,5 % en juin, +6,5 % en juillet, +9,5 % en août, +6 % en septembre

on observe une augmentation du tourisme de proximité : est-ce un effet de la crise ?

baisse du nombre de passagers insulaires mais les camions sont toujours là – les marchandises au sol n’ont pas augmenté

Inquiétude pour 2010, une réflexion, un projet

Une réflexion avec le Conseil général s’est engagée et un projet a été élaboré : développer la flexibilité des moyens



Le projet

M. Milcamps, représentant le Conseil général, précise que personne ne voulait continuer sur du déficit. La volonté a été de ne pas toucher à l’économie du contrat mais d’optimiser les charges sans perturber le service. En particulier on optimise le service marchandises (par exemple actuellement le bateau part à vide de Palais… ce qui n’est pas rationnel)

Pendant l’été (juillet août) sera mis en service un nouveau bateau financé par le Conseil général - Construit par les chantiers Glehen à Douarnenez, il peut transporter 234 passagers,

Il est baptisé provisoirement « Men er Vag 2 » - de 31 mètres de longueur, très marin donc susceptible de supporter des conditions météo difficiles. On construira en 2010 un poste de nuit pour lui à Quiberon.

Le matin il fera un aller Quiberon - BI à 6h 50 avec les marchandises (arrivée 7h 20), un retour Belle-Ile - Quiberon à 8 h avec des passagers, puis assurera les liaisons Houat et Hoëdic. Durée de la traversée : 30 mn Vitesse 16,5 nœuds (30km/h)

Le soir, il apportera encore des marchandises à 20h40 (arrivée 21h10) et repartira de Palais à 21h 50 avec des marchandises.

Il accostera cale Bonnelle (plus sécurisée, plus pratique pour la gare. Mais les marchandises du soir seront stockées : pas de va et vient de camions le soir.

Il viendra faire un tour à BI vers Noël pour des essais et sera utilisé en janvier à Groix (rodage). Après il effectuera le service Houat-Hœdic

En avril, mai, juin et septembre l’étude des statistiques (détail des remplissages des bateaux) montre qu’on peut supprimer certains tours du Vindilis le matin à 4h45 au départ de Le Palais sauf le lundi pour assurer le départ du bateau des scolaires à 6h30 et étaler le passage des marchandises.

(En pointe on n’a jamais eu plus de 110 palettes. Le Vindilis de 7h45 peut passer 70 palettes le matin puis 20 à 13h45, puis 20 encore le soir à 19h45).

Il partira à 6 h de Palais (un peu tôt disent des participants !) car il faut impérativement une heure d’escale pour charger marchandises et camions. L’objectif est de prendre moins de camions à 7h45 de Le Palais.

L’option passagers et VL sur ce bateau mixte est possible.



2 - Annonce officielle de la Compagnie Océane : une vedette neuve arrivera en juin.

Il s’agit d’un investissement de la Compagnie Océane - En remplacement du Locmaria vendu par le Conseil Général.

Caractéristiques : 30,75 m , coque classique, 2x1350 cv, 295 passagers, vitesse en charge 20 nœuds (max 25) consommation divisée par deux (Locmaria : 850 l/h).

Il s’agira bien d’un bateau de service public figurant sur les horaires et prioritaire à l’accostage cale Bonnelle aux heures fixées.

Il aura une capacité de soutage de 16 m3 de gazole et de 10 m3 (2x5) de fuel domestique.
Avant son arrivée en juin le « Chevalier Arlequin » de la Compagnie du Golfe fera le service.



3 - Modernisation du système de réservation

Objectif : Progrès nécessaire dans la relation client (difficile d’appeler du Continent pour demander ou modifier un passage). Modernisation du site pour une meilleure connaissance des habitudes des passagers (statistiques plus précises) ; site plus convivial.

Projet : baser l’ensemble du service client à BI (centre d’appels) au lieu de l’éclater sur plusieurs sites

On va revoir le système des modifications de réservation (sur lequel des remarques ont été faites par les insulaires). M. Gerbeno confirme que la première modification pour un VL insulaires est gratuite mais pas pour des utilitaires et camions > 2m10.



4 - Les tarifs

Pas d’augmentation de tarif en 2010.

Il est instauré un tarif insulaire inter-îles : l’insulaire de Belle-Ile prendra son billet AR pour Quiberon, puis au départ du continent il paiera un aller-retour : 10,30 € et 10,95 € en saison (taxe Barnier), pour aller sur une des autres îles.



5 - Passages supplémentaires en période de pointe

Nouveauté : un bateau supplémentaire est programmé certains jours d’affluence probable (21h de Palais, 22h15 de Quiberon. Il apparaîtra automatiquement sur internet dès que les autres seront complets. Ceci pour éviter d’organiser dans l’urgence des traversées supplémentaires.



6 - Horaires grandes marées :

Le pied de pilote (hauteur d’eau minimale qui doit toujours rester sous la quille) est obligatoirement d’un mètre. Le problème à résoudre est celui du tablier du Bangor, trop haut à pleine mer en grande marée ce qui ne permet plus de passer des voitures…

Le Conseil général est à la recherche d’une solution à pleine mer pour surélever le tablier afin de réduire la pente (structure amovible assez solide !.. ce qui ne paraît pas simple à trouver.



7 – Révision des bateaux et horaires réduits

Au cours de la réunion précédente nous avions demandé s’il était possible d’éviter en hiver pendant les révisions des deux rouliers (janvier février) que les insulaires se trouvent pendant une longue période sans bateau à 7h45, et contraints de partir à 6 h30 (trop tôt pour se rendre en ville) ou 9h30 (trop tard pour des rendez-vous ou courses du matin)…

Le Conseil général a réfléchi à une solution : le frère du Bangor : « l’Île de Groix » sera disponible pendant l’arrêt technique du Bangor.

Donc les horaires d’hiver du 25 janvier au 12 février seraient

De Palais : Vindilis 7h ; Ile de Groix 8h30 ; IG 11h30 ; IG 14h15 ; V 17h45

De Quiberon : V 8h30 ; IG 10H ; IG 13h ; IG 15h45 ; V19h05 sauf vendredi 19h15

L’horaire réduit ne sera maintenu que pendant la période de révision du Vindilis.



8 - Correspondances

Assurées avec le tire-bouchon et les cars pour le TGV d’Auray.



9 - Cartes insulaires et RS ou enfants de résidents

Actuellement 6232 cartes insulaires sont délivrées et 10288 enfants de résidents et résidents secondaires.

Des participants font remarquer que des cartes semblent être encore attribuées à des habitants ne remplissant plus les conditions (celles-ci sont rappelées : foyer fiscal à Belle-Ile et 8 mois de présence sur déclaration simple). Il est demandé une révision et une harmonisation des critères sur les quatre communes.

Monsieur le Gars rappelle que la gestion des attributions doit être locale de toute façon et non déléguée à la compagnie. Un consensus se dessine sur la nécessité d’une remise à plat du système d’attribution, dans un souci d’économie et de justice.



10 - Places insulaires

M. Le Gars pose la question des places véhicules conservées jusqu’à une date proche du départ pour les insulaires : des places seront gardées sur les horaires les plus fréquentés par les insulaires (surtout aux bateaux du matin -7h45 et 9h30 et de Quiberon le soir 17 h et 18h30 en particulier). Mais il est demandé aussi aux insulaires un effort de gestion de leurs passages afin que la Compagnie soit toujours prévenue en temps utile des besoins.

Il y a toujours des places réservées aux VSL ambulances prescriptions médicales … Est évoqué le passage à vide (théoriquement) de VSL, le soir, à partir de Quiberon.



11- Divers

Il est dit que le Bangor est sale (sièges…) et le Conseil général va faire des contrôles inopinés. Le problème est celui du coût de l’entretien – difficile de comparer à l’avion.



12 - Evolution interne

Monsieur Michaël Le Hyaric prend en charge l’exploitation de la ligne Quiberon/Houat/Hoëdic et la gare maritime de Quiberon.

Monsieur Yannick Guellec prend en charge l’exploitation de la ligne Quiberon/Belle-Ile et la gare maritime de Palais, et conserve l’activité pôle fret.

Monsieur François Portugal gère l’armement pour les lignes Belle-Ile/Quiberon et Quiberon/Houat et Hoëdic, les moyens humains (2/3 des effectifs embarqués).

Madame Anne-Sophie Tonnerre prend la responsabilité du Service Client en plus de sa fonction de Responsable Marketing.

jeudi 5 novembre 2009

M&Marine : Triple mise à l'eau insolite à Saint-Nazaire





Triple mise à l'eau insolite à Saint-Nazaire
[Mise à flot du caboteur Guedel 3, destiné à TMC STX FRANCE SA - BERNARD BIGER]

04/11/2009

Les chantiers STX de Saint-Nazaire ont procédé, le 21 octobre, à une triple mise à flot insolite. Non pas, comme d'habitude, un navire géant, mais un caboteur, un bac amphidrôme et le nouveau ponton du terminal roulier de Montoir. Ce dernier, produit par Mecasoud, a été construit directement dans la grande forme de STX. Les deux autres unités, conçues par Merré et réalisées par Mecasoud sur le quai des Charbonniers, avaient été transportées quelques jours plus tôt via une traine d'une capacité de 1000 tonnes, pour être acheminées jusqu'à la forme profonde des Chantiers. Le convoi, géré par l'équipe des transports lourds de STX France SA, a ainsi défilé à travers le quartier de Penhoët. Arrivés chez STX, le caboteur Guedel 3 et le bac Barcarin 5 ont été soulevés par le grand portique du chantier et déposé dans la forme après un voyage inédit à 30 mètres de sol. « C'est la première fois au chantier de Saint-Nazaire que l'on met à l'eau, à l'aide du grand portique, des unités terminées. C'est également une première de voir trois navires, réalisés par une entreprise extérieure, sortir simultanément de la forme B », explique Jean-Loup Quessaud, Responsable Portique à STX France.

L'entreprise se félicite de la réussite de l'opération et de ce contrat d'ingénierie et de services. Les ingénieurs et techniciens de la filiale de STX France, STX France Solutions, ont effectué l'étude d'élingage et de méthodes logistiques du ponton roulier. Sur le bac Barcarin 5 et le Guedel 3, ils ont procédé à la vérification des points d'accrochages, à la réalisation des plans d'élingage et de transports du quai des Charbonniers vers la forme de construction du chantier STX de Saint- Nazaire ainsi que l'élingage des deux navires au portique. « Ces études sont les premières réalisées pour de telles unités. Elles ont été l'occasion de mettre à profit le savoir-faire de STX France Solutions et de démontrer la capacité des équipes à réaliser des études pour des projets de diversification », estime Arnaud Salou, responsable secteur Structure à STX France Solutions.
Construit dans l'atelier 120 tonnes des chantiers et assemblé par Mecasoud, le ponton achèvera la construction du nouveau poste 4 du terminal roulier de Montoir. Long de 62 mètres pour une largeur de 40 mètres et un poids de 1210 tonnes, il servira, notamment, au développement des autoroutes de la mer. Commandé au chantier Merré de Nort-sur-Erdre, le caboteur Guedel 3 est, quant à lui, destiné à la compagnie morbihannaise TMC. Identique au Taillefer 3, mis en service en 2004, il mesure 40 mètres de long pour 7.8 mètres de large.
Enfin, suivant le même montage industriel, Merré et Mecasoud vont livrer le Barcarin 5 au Syndicat mixte de la traversée du delta du Rhône (SMTDR). Ce bac amphidrôme mesure 43 mètres de long.

mardi 3 novembre 2009

Le Telegramme : Groix. Les travaux de la cale débuteront le 11janvier






3 novembre 2009 -

La commission des horaires des liaisons maritimes s'est réunie mercredi dernier, à Groix, sous la présidence de Denise Le Maréchal, conseillère générale. «À la suite du sondage réalisé l'an dernier, nous avons obtenu un départ de Groix le matin, à 7h, et à 7h30, de Lorient, durant toute l'année. C'est un gain précieux notamment pour les commerçants», a déclaré François Marguet, délégué aux liaisons maritimes. L'autre question importante de cette réunion débat a été celle des travaux à la cale Guyot, à Groix. Travaux qui débuteront le 11janvier prochain. Le conseil général, qui a lancé les appels d'offres, désignera le 19novembre prochain l'entreprise chargée des travaux de consolidation de la cale. «D'ici janvier, les horaires habituels automne-hiver sont maintenus, avec cinq rotations dans chaque sens». À partir du 11janvier, les rouliers Saint-Tudy et Ile-de-Groix ne pourront plus accoster sur la cale. Une vedette capable de transporter 220 passagers, 40 palettes en ponté et un véhicule léger sera mise en service. Elle accostera à la cale adossée dans le bassin du Suet. Le fret en vrac sera transporté par un caboteur qui sera affrété à la demande par les artisans.

Des solutions pour le fret

Les demandes exprimées par les artisans qui vont devoir stocker de la marchandise et qui demandent une aide aux élus, ont été entendues. Des solutions ponctuelles sont envisagées avec, notamment, la possibilité de faire accoster un roulier le week-end: «Cela se négociera avec l'entreprise qui remportera le marché», a dit FrançoisMarguet, qui rappelle que la commune va proposer des aires de stockage à terre et qu'elle envisage des solutions de parking à Lorient, voire une aide concrète à la mise en place de covoiturage. Du 11janvier au 31mars, la vedette assurera cinq rotations par jour dans chaque sens.

jeudi 29 octobre 2009

Ouest-France : Le Guerveur prend une allure de croisière



Ouest-France
Actualité Lorient
mardi 27 octobre 2009
Le Guerveur prend une allure de croisière

Le Guerveur subit des travaux de sablage. Avant d'être réaménagé en petit paquebot de croisière. Le Guerveur subit des travaux de sablage. Avant d'être réaménagé en petit paquebot de croisière.
Le navire ne dessert plus les îles morbihannaises depuis quelques marées déjà. Il va retrouverune nouvelle jeunesse de... petit paquebot.
Le Guerveur, propriété du conseil général du Morbihan, a longtemps patienté au quai extérieur du port de pêche, non loin du Noé. Le voilà de retour dans le bassin de Keroman, à l'aplomb de l'aire de réparation navale. Là où la Vendée, courrier de l'île d'Yeu réformé, a séjourné un temps, avant lui aussi de connaître une nouvelle jeunesse.

Car le Guerveur va se métamorphoser en un petit paquebot de croisière. Le bateau, 45 m de long, construit en 1966, a été racheté par la société financière Augefi, du groupe ECT basé à Villeneuve-sous-Dammartin (Seine-et-Marne) et spécialisé dans le stockage de déchets inertes du bâtiment et des travaux publics. Ni le vendeur ni l'acheteur n'ont souhaité dévoiler le montant de la transaction.

Cabines, cuisine, salles de réception

Les ponts du Guerveur sont actuellement en cours de sablage par une entreprise finistérienne. Des tôles ont été remplacées. D'autres travaux importants vont suivre. Jusqu'au réaménagement intérieur : cabines, cuisine, salles de réception, acoustique, etc. La feuille de route du Guerveur n'est pas encore fixée. Le bateau pourrait naviguer en Méditerranée ou le long des côtes d'Afrique.

Deux autres navires à passagers, désarmés par le conseil général, attendent d'être vendus. Le Kreiz er Mor (39 m, construit en 1977) égrène ses heures dans le port de pêche. Il devrait être racheté sous peu : le conseil général étudie actuellement deux offres intéressantes. Quant au Locmaria 56, navire rapide (40 m, construit en 1998), il est à quai, à la gare maritime de Lorient. Le catamaran fait l'objet de plusieurs offres, jugées trop basses. A cause sans doute d'un moteur trop gourmand en carburant.

Charles JOSSE.
Ouest-France

mardi 20 octobre 2009

Conseil supérieur de l'ENIM :


Conseil supérieur de l'ENIM


Mardi 13 octobre 2009

Ce conseil supérieur avait deux sujets à l'ordre du jour :

* Un avis à donner sur l'avant projet de réforme statutaire de l'ENIM (Etablissement national des invalides de la marine)



* Une décision modificative budgétaire concernant des provisions nécessaires à la délocalisation à La Rochelle.



Les dégâts de l'exil

Nous accueillons le nouveau trésorier payeur général, le précédent a dû être victime du syndrome de La Rochelle. Nous le regretterons d'autant plus qu'il ne doit pas être le seul fonctionnaire aguerri à ne pas vouloir s'exiler à La Rochelle. C'est un exemple du gâchis ambiant.

Déclaration préalable de la CFDT lu par Joël Jouault

« La délocalisation de l'ENIM à la Rochelle est une ineptie

Après le déménagement de la Direction des Affaires Maritimes à Paris la Défense à l'Arche un projet de délocalisation est en cours sur La Rochelle.

Rechercher un immeuble pour recevoir 120 personnes qu'il faudra recruter, car décider un déménagement sans prendre en compte le facteur humain est lourd de conséquences :

- Une grande majorité ne pourra pas suivre tout simplement parce que il y a une vie de famille.

-Donc c'est une perte de compétence de la connaissance du maritime et de ses ayants droits.

- L'ENIM ayant perdu l'autonomie de Direction centrale pour passer sous l'égide de la D.A.M. (direction des affaires maritimes) la logique et la cohérence seraient de maintenir l'établissement Place Fontenoy à Paris.

- Engendrer des coûts supplémentaires nous interpelle dans cette période difficile où les pensions ne progressent pas, c'est une gabegie que nous demandons d'éviter.

- Les conditions de travail exécrables déclenchent le mal être au travail.

Les moyens de communication sont informatisés mais créent l'isolement et ne correspondent pas à un organisme social tel que l'ENIM. Il devient de plus en plus déshumanisé, déprofessionnalisé. D'ailleurs à ce sujet cela est valable pour la DAM (Direction des affaires maritimes). La médecine des gens de mer et la médecine ENIM froide, insensible, décident sans discernement l'inaptitude à la navigation. L'inspection du travail utilise le petit livre rouge alors que le nôtre est bleu.

-


Serons nous entendu avec cette réorganisation qui s'éloigne des services à rendre au monde maritime et à ses ressortissants ? »


Contenu de la réforme

La déclaration examine article par article le projet de nouveau statut de l'ENIM. Le projet consiste à démanteler l'ENIM en deux parties :

Un conseil d'administration rattaché à la direction des affaires maritime service de la sécurité sociale des gens de mer et un conseil supérieur des gens de mer rattaché au ministre de tutelle.

La déclaration conteste la représentativité des membres du conseil d'administration et le champ de ses prérogatives. Elle s'inquiète pour le fonctionnement du service de santé des gens de mer. Elle conclut :

« Pour conclure l'UFM CFDT pense que c'est une façon de faire fondre à terme l'ENIM dans le régime général, sinon apportez-nous les engagements contraires pour affirmer que l'ENIM est garanti à long terme.

Les contre propositions

Aussi nous proposons que le Conseil d'Administration sur le principe du paritarisme soit issu du Conseil Supérieur des Gens de Mer, nous vous demandons de revoir la définition de son champ :

Nous demandons que le C.A. (Conseil d'administration) soit composé au mieux de 4 représentants de l'Etat, de 4 administrateurs représentant les armateurs pêche, commerce et plaisance… ainsi que 4 représentants pour les organisations syndicales les plus représentatives au vu des résultats des élections professionnelles (pêche et commerce) ou Marine Marchande.

- Ne dites pas que nous ne faisons pas de contre propositions…

- Cependant nous refusons la politique du fait accompli et nous voulons que le conseil supérieur soit un organe de décision pour le fonctionnement de l'ENIM et apporte des avis au Ministre de tutelle de la mer sur les évolutions de l'établissement ! »


Avis sur le changement de statut de l'ENIM



Le président


Il rappelle les interventions du conseil supérieur depuis décembre 2008 concernant cette réforme. L'idée qui fait consensus c'est de préserver la spécificité du régime des gens de mer tout en élargissant le champs de compétence du conseil supérieur.

Le directeur des affaires maritimes

Ce projet est le résultat de négociations intenses entre les 3 ministères concernés : Budget,transport,travail(sécurité sociale). Les négociations ont consisté à moderniser la structure en préservant sa spécificité. La fusion entre le futur conseil supérieur des gens de mer et le conseil du bien être est une bonne idée. La garantie de la pérennisation c'est d'accepter d'entrer dans le droit commun et d'accepter la concertation à deux étages : Conseil d'administration, conseil supérieur des gens de mer.

La directrice des régimes spéciaux au ministère du travail et de la sécurité sociale

Ce qui est proposé est particulier pour les gens de mer mais fonctionne très bien pour d'autres régimes.

Le directeur de l'administration et des finances des affaires maritimes

Le statut d'établissement public est confirmé, les missions sont inchangées.

Les questions soulevées par les membres

Qui nomme le directeur de l'ENIM?

L'AGISM (Association pour la gestion des institutions sociales maritimes) ne pourrait-elle pas faire partie du conseil supérieur des gens de mer?

.

Le sénateur fait remarquer que le fait de passer de deux parlementaires à un fait qu'on exclut tout parlementaire de l'opposition.

Définition de l'ENIM


Le représentant CFDT des pensionnés fait remarquer qu'il faut que quelqu'un dise que nous n'étions pas demandeur d'une telle réforme, que si nous avions été consultés, nous aurions commencé par chercher à définir l'ENIM.

Pour nous, le conseil supérieur de l'ENIM est avant tout une sphère d'influence. Ce pouvoir d'influence s'est estompé au fil des législations. Par exemple, nous n'avons pas réussi à exercer la moindre influence depuis longtemps sur la CGP (Caisse générale de prévoyance) et sur la CRM (Caisse de retraite des marins). Il nous restait le classement catégoriel, l'action sociale, le vote du budget. Ce reste d'influence passe au conseil d'administration et échappe au conseil supérieur des gens de mer qui devient donc une coquille vide.

L'avantage du conseil supérieur de l'ENIM c'est que toutes les composantes des gens de mer sont représentées. Une réforme pourrait consister à discuter le poids des uns et des autres. Le conseil d'administration pourrait au moins être issu du conseil supérieur des gens de mer.

Les armateurs

L'articulation entre le conseil d'administration et le conseil supérieur des gens de mer n'est pas claire. Le conseil d'administration devrait représenter les marins et les armateurs.

La CGT

Elle parle de formatage et comme nous d'exclusion des ressortissants de l'ENIM.

Avant le vote, le directeur des affaires maritimes fait savoir que l'architecture du projet très difficile à concevoir n'était pas modifiable mais qu'il prenait note des demandes sur la représentativité des membres du conseil d'administration et du conseil supérieur des gens de mer.



Rejet de la réforme :


Les votes :

Le projet est rejeté : 12 contre 5 pour 7 abstentions

Le vote sur les titres I à IV : 11 contre 5 pour 9 abstentions

Motion approuvée

Le conseil supérieur de l'ENIM à la place du titre V vote une motion proposée par le Président :

« Il (Le conseil supérieur de l'ENIM) réitère le souhait qu'il avait exprimé dans sa séance du 10 décembre 2008 que les évolutions relatives à la gouvernance de de l'ENIM soient l'occasion de faire en sorte que les spécificités des gens de mer soient évoquées globalement dans une instance consultative unique, aux plus larges attributions que celles de l'actuelle conseil supérieur de l'ENIM. »

Le vote : 16 pour 8 abstentions

Il apparaît dans le débat que les représentants CFDT avaient étudié le dossier et qu'ils ont été pour une fois, largement suivis.



Une décision modificative budgétaire concernant des provisions nécessaires à la délocalisation à La Rochelle.

L'impact de la délocalisation exige de constituer une provision sur l'année budgétaire 2009.

Cette provision est estimée à 10 millions 300 000 €.

Déclaration CFDT :

« Nous étions contre la gabegie que cette délocalisation représente. Vous nous demandez d'approuver le montant des sommes budgétées en vue de réaliser cet énorme gâchis. Notre réponse est évidemment clairement non. Nous ajoutons, que curieusement la somme représente l'augmentation de 1% des pensions de notre régime. Faute de ressources vous avez volé le pouvoir d'achat des pensionnés en ne leur accordant que 0,75% pour 2009 (inflation 2008 = 2,8%) et vous trouvez de l'argent pour délocaliser. Vous espérez vraiment qu'on vous approuve ? »

Le conseil supérieur rejette la provision et donc la délocalisation

16 contre 3 pour 5 abstentions

Question diverse

Le représentant CFDT des pensionnés pose la question suivante :

L'ENIM est-il partie civile dans l'affaire du Bugaled Breizh ?

Réponse :

Non mais il pourrait l'être à tous moments du procès en cours.

Commentaire exprimé :

Il est dommage que cela ne soit pas encore fait pour soutenir les familles et encourager la justice à aller jusqu'au bout.

Prochain conseil supérieur de l'ENIM 14/15 décembre 2009.

Nous attendons vos réactions avec impatience.

François Muller

mardi 13 octobre 2009

M&Marine : Lorient : L'Insula Oya II victime d'un incendie


Lorient : L'Insula Oya II victime d'un incendie

L'Insula Oya II a été construit en 1982
crédits : MER ET MARINE - YVES MADEC

13/10/2009

Exploité par la compagnie la compagnie Yeu Continent sur la liaison entre Fromentine et l'Ile d'Yeu, l'Insula Oya II a été victime, vendredi dernier, d'un incendie. Le navire de transport de passagers se trouvait alors à sec, sur un chantier de Keroman (Lorient), où il subissait des travaux d'entretien. Le feu s'est déclaré dans la soirée et plusieurs dizaines de pompiers ont été mobilisés pour l'éteindre. L'Insula Oya II a été construit par les chantiers Chauvet, à Paimboeuf (Loire-Atlantique) en 1982. Long de 50 mètres, ce navire peut embarquer 250 passagers et du fret.

vendredi 9 octobre 2009

Mouvement de grève à la SNCM et à la Méridionale


Mouvement de grève à la SNCM et à la Méridionale




[Le Napoléon Bonaparte, de la SNCM Mer & Marine - Yves Madec]

09/10/2009

Le trafic entre la Corse et le continent a été perturbé, hier, suite au mouvement lancé par trois syndicats de la SNCM et de la Méridionale (CMN). Les grévistes dénoncent la création d'une filiale commune entre les compagnies. Le STC, la CFTC et la CFDT sont opposés au projet, qui vise notamment à positionner les deux sociétés sur les autoroutes de la mer entre l'Italie, la France et l'Espagne. Les syndicats craignent la mise en place d'une filiale « low-cost » et l'arrivée de marins extérieurs à la SNCM et la Méridionale. Malgré une réunion organisée en début de semaine avec les directions, le conflit n'a pas été désamorcé. En tout, les départs de 9 navires, assurant la desserte de l'Ile de Beauté, auraient été annulés hier. Des assemblées générales doivent se tenir aujourd'hui à Marseille et Ajaccio, afin de déterminer la suite à donner au mouvement.

jeudi 8 octobre 2009

Classement catégoriel des marins ( document AFFMAR )

Le Telegramme : Sécurité en mer. Indispensable brassière

Sécurité en mer. Indispensable brassière

8 octobre 2009

Sur les 34 morts et disparus en mer cet été, le long des côtes de l'Atlantique, douze plaisanciers ne portaient aucun gilet ou brassière de sauvetage.

Contrairement aux Anglo-Saxons, les Français ont toujours autant de mal à adopter le vêtement ou l'accessoire de flottabilité. Les services de secours qui sont intervenus cet été entre le Mont-Saint-Michel et Bayonne ont encore observé que bon nombre de personnes qui naviguent ou pêchent en solitaire n'ont toujours pas modifié leurs habitudes. Le nombre de décès en mer (34) constaté cet été par la préfecture maritime de l'Atlantique a légèrement diminué par rapport à l'année dernière (39). Aux onze baigneurs décédés, il faut ajouter neuf plaisanciers se déplaçant à moteur, trois à voile et quatre plongeurs. 1.300 opérations d'assistance et de sauvetage ont ainsi été pilotées par le Crossa-Étel (929) et le Cross-Corsen (380). Avec 38% d'interventions, la SNSM dépasse de peu les pompiers et la Sécurité civile (34%), la Marine (12%) et la gendarmerie (8%) complétant les statistiques.

15% de fausses alertes

Les accidents d'annexes ont également été moins nombreux cet été. La preuve que les messages de sécurité de l'année dernière sont bien passés. Une tendance qui s'explique aussi par la diminution du nombre de sorties en raison de la météo exécrable, dans le nord de la Bretagne, en ce début d'été. À noter que 15% des alertes reçues par les Cross n'étaient pas justifiées. Elles étaient soit l'oeuvre de mauvais plaisantins, soit dû à un mauvais fonctionnement ou un déclenchement intempestif du système de radio VHF. Une affaire de tirs de fusées intempestifs fait d'ailleurs l'objet d'une procédure judiciaire dans le sud de la zone Atlantique. Les auteurs de ce délit risquent jusqu'à deux ans de prison et 30.000 € d'amende.

278 infractions

La campagne de sécurité des loisirs nautiques menée sur toute la façade Atlantique entre le 1erjuin et le 30septembre (15opérations) a révélé 278infractions (80 procès-verbaux) sur 1.116 contrôles effectués. La moitié de ces infractions concernait un défaut de matériel de sécurité (29% en 2008). 18% de ces infractions se rapportaient à des bateaux qui naviguaient au-delà de leur zone de navigation autorisée. 13% d'entre elles concernaient des défauts de titre de conduite et6% des excès de vitesse (en sérieuse baisse par rapport à l'année dernière). À noter que les bateaux autorisés à naviguer au-delà de six milles nautiques devront être équipés de brassières de 150 Newton de flottabilité, contre les 50, ou 100 le plus souvent, actuellement en vigueur.

* Stéphane Jézéquel

mardi 6 octobre 2009

MEV2 - Retournement carène

La coque de 28 T a été retournée à l’aide de deux grues de 250 T (opération habituelle pour les chantiers Glehen mais rarement effectuée avec un navire aussi grand)
Cette opération, qui s’est très bien déroulée, a été suivie du pré positionnement des deux modules de superstructure avant (environ 7 T) et arrière (environ 2,5T) qui seront calés définitivement à l’intérieur du hangar à l’aide de ponts roulants.



















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samedi 3 octobre 2009

Le Telegramme : Groix.Pas de ferry pendant Trois mois à la cale de Port-Tudy


Groix.Pas de ferry pendant Trois mois à la cale de Port-Tudy

3 octobre 2009 -



Depuis 1971, la cale en pente douce, sur laquelle débarquent piétons et véhicules à Port-Tudy, à Groix, n'a jamais subi de travaux et part lentement en lambeaux. Le trafic intense a fissuré la dalle qui n'est pas en béton armé. Le conseil général du Morbihan a donc programmé des travaux pour la rénover. Pendant trois mois, de janvier à mars, aucun ferry ne pourra y accoster. Il faut donc imaginer un nouveau système de navette, et notamment pour les marchandises. (Photo Sophie Paitier)

jeudi 1 octobre 2009

Ouest-France : Transport Maritime Côtier change de main



Transport Maritime Côtier change de main






À Saint-Nazaire, sur son aire de montage, le Guedel III, qui devrait arriver à Vannes fin novembre. : Alex Tsvetoukhine
Hubert O'Neill, patron de TMC et des caboteurs Taillefer III et Guedel II, vient de vendre à la compagnie Maritime Nantaise.
« C'est fait, j'ai vendu en début de semaine », lance Hubert O'Neill, patron et créateur de Transport Maritime Côtier (TMC), « c'est un crève-coeur nécessaire. »

L'emblématique et dernier armement de cabotage côtier français passe dans le giron de la Maritime Nantaise (MN), du groupe Compagnie nationale de navigation (CNN) (1).

Une pierre dans le pré carré de Véolia qui, avec la compagnie Océane, a raflé en janvier 2008 à la Morbihannaise de Navigation, filiale de la CNN, la desserte des îles morbihannaises, pour le compte du conseil général.

Au port de commerce rien ne devrait changer. Les caboteurs à la livrée verte et rouge continueront d'accoster à Kerino.

À 61 ans, Hubert O'Neill gardera, pour un temps, les rênes de TMC Sénégal, tout en restant au comité de direction de TMC. Un passage de relais en douceur.

La meilleure proposition

C'est lors de rencontres parisiennes au comité exécutif des Armateurs de France que le lien s'est noué avec Michel Moreau, président de Maritime Nantaise.

« Plusieurs de mes marins ont navigué sur leurs bateaux. Pour Maritime Nantaise, TMC est une activité complémentaire, c'est un armement très ancien, ils ont des réflexes d'armateurs, le respect des équipages, explique le chef d'entreprise vannetais. C'est la meilleure proposition pour la société et, si il y a un coup de mou dans le marché, ils pourront étaler. »

C'est en 1996 qu'Hubert O'Neill rachète à la société belliloise Servibat, le Taillefer II, un cargo écossais devenu mythique le long des côtes morbihanaises. Alors PDG de Walbro automotive, équipementier automobile, Hubert O'Neill a été, de 1983 à 1991, directeur général du chantier Bénéteau navires de pêche.

L'ambiance TMC

Aujourd'hui, l'armement compte deux cargos, le Taillefer III livré en 2004 et le Guedel II qui sera remplacé fin novembre par le Guedel III. Les deux caboteurs, avec un navire affrété chaque automne, transportent vers les îles du Morbihan ou de Vendée 60 000 tonnes de marchandises diverses au départ de Vannes, 10 000 tonnes au départ de Saint-Nazaire et des Sables d'Olonne.

Deux cargos sous pavillon et avec des équipages sénégalais sont basés à Dakar, l'Oméga et le Casamance. Bientôt rejoint par le Cap Saint-Georges également un 50 mètres. Ils transportent chaque année au départ de Dakar, vers la Casamance, la Guinée-Bissau, ou la Guinée 96 000 tonnes de fret. Le chiffre d'affaires de TMC, avec une quarantaine d'employés, est de 4 millions d'euros.

Hubert O'Neill regarde le quai du port de commerce, le va-et-vient des marins. « TMC c'est une ambiance très familiale. » L'armateur est dans ce temps si étrange qui précède les voyages. Le régatier de l'Île-aux-Moines, issu d'une famille d'officiers de marine, a le blues. « Je suis heureux pour mes gars. Cette vente, c'était la meilleure solution. »

Bruno JÉZÉQUEL.
Ouest-France

Bakchich.info : Naufrage à Calais

Naufrage à Calais
Bédéreportage / mercredi 30 septembre par Nardo, Lucie Delaporte


La compagnie de ferries Seafrance, premier employeur de Calais, est au bord du dépôt de bilan. Une mauvaise nouvelle de plus pour cette ville sinistrée. Reportage tout en images.

Après la déconfiture de la dentelle et des P’tits LU, Calais voit aujourd’hui l’avenir de la seule compagnie française à assurer encore la liaison avec l’Angleterre sérieusement menacé. La SNCF actionnaire à 100% ne semble plus prête à soutenir sa filiale lourdement déficitaire. Les syndicats avaient jusqu’à aujourd’hui pour accepter un plan de redressement qui prévoit 540 suppressions de postes sur un effectif de 1500 personnes. La CFDT majoritaire ne voulait jusque-là pas en entendre parler, estimant que la direction profitait de la crise pour dégraisser afin de vendre Seafrance au meilleur prix.













mardi 29 septembre 2009

Rue89 : Nommé à la tête d'EDF, le PDG de Veolia Environnement...




EDF : Proglio patron dans le public... et dans le privé

Par François Krug | Eco89 | 28/09/2009



Nommé à la tête d'EDF, le PDG de Veolia Environnement veut changer le statut de son entreprise pour en garder les rênes.

Nicolas Sarkozy et Henri Proglio le 24 avril au centre Veolia de Jouy-le-Moutier (Reuters)

C'est une situation originale et, surtout, risquée. Henri Proglio va devenir le patron d'une entreprise publique, EDF, tout en gardant la main sur l'entreprise privée qu'il dirigeait, Veolia Environnement. Souhaitée par Nicolas Sarkozy, cette nomination renforce la concentration du capitalisme français entre quelques mains. Et elle pourrait donner lieu à des conflits d'intérêt dangereux.

La nomination de Henri Proglio, dimanche lors d'un conseil d'administration d'EDF, n'était pas une surprise. L'Elysée avait décidé de se débarrasser de Pierre Gadonneix, et le patron de Veolia Environnement était donné favori depuis longtemps.

Ce qui est plus surprenant, c'est qu'Henri Proglio ait obtenu ce qu'il réclamait : conserver la main sur son groupe actuel. Ce lundi après-midi, il a convoqué les administrateurs de Veolia Environnement pour leur proposer un petit tour de passe-passe juridique.

L'idée est simple, mais il fallait y penser : changer les statuts de Veolia Environnement, pour transformer son conseil d'administration en conseil de surveillance. Un conseil qui restera présidé par Henri Proglio.

Conseil d'administration, conseil de surveillance ? Soyons justes avec Henri Proglio : il y a une nuance. Et le nouveau président d'EDF n'est pas le premier cumulard du capitalisme français.

Un conseil d'administration dirige vraiment l'entreprise. Un conseil de surveillance n'a officiellement pas de rôle exécutif : il contrôle le travail du PDG et des directeurs généraux, réunis au sein d'un directoire. C'est cette structure que devrait adopter Veolia Environnement.

Comme le relèvent Les Echos, Henri Proglio suit l'exemple de trois cumulards :

* Gérard Mestrallet : PDG de GDF Suez, président du conseil d'administration de Suez Environnement
* Jean-Cyril Spinetta : président du conseil d'administration d'Air France KLM, président du conseil de surveillance d'Areva
* Jacques de Chateauvieux : PDG du groupe de services maritimes Bourbon, président du conseil de surveillance d'Axa

Henri Proglio n'innove pas en cumulant des fonctions dans le public et le privé. L'Etat possède près de 85% du capital d'EDF, mais il détient aussi 37,5% de GDF Suez (directement ou via la Caisse des dépôts), et il est le premier actionnaire d'Air France, avec un peu moins de 16% du capital. La situation n'est donc pas inédite, mais elle reste surprenante.

Derrière la concentration des pouvoirs et le mélange public-privé, c'est aussi la question des conflits d'intérêt qui se pose. A priori, les activités de Veolia Environnement et d'EDF sont complémentaires. A tel point que les deux groupes disposent d'une filiale commune dans l'énergie, Dalkia.

L'avenir de cette filiale représente un premier casse-tête. Selon Les Echos, EDF envisageait de prendre le contrôle de Dalkia et de monter au capital de Veolia Environnement. Une perspective qui n'enchantait pas vraiment Henri Proglio.

Dans ce dossier, défendra-t-il les intérêts d'EDF ou ceux de Veolia Environnement ? Certains s'interrogent aussi d'ores et déjà sur une fusion entre les deux groupes. Sur le modèle de celle de GDF Suez, menée par un autre cumulard, Gérard Mestrallet.

La dernière interrogation n'est pas morale ou financière, mais humaine. Comment peut-on trouver le temps et l'énergie nécessaire pour diriger un groupe comme EDF et « surveiller » un autre géant, comme Veolia Environnement ?

Henri Proglio a peut-être pris pour modèle celui à qui il doit sa nomination, Nicolas Sarkozy. Avec une même réticence à lutter contre le cumul des mandats, et un même goût pour l'omniprésidence.

dimanche 27 septembre 2009

Mer&Marine : guedel 3


Merré prépare la mise à flot du nouveau caboteur de TMC

crédits : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU


25/09/2009

Commandé aux chantiers Merré par la compagnie TMC (Transport Maritime Côtier), le caboteur Guedel 3 sera mis à flot à la fin du mois d'octobre. Produits par Merré sur son site de Nort-sur-Erdre, près de Nantes, les tronçons du navire ont été acheminés par route jusqu'à Saint-Nazaire, où ils ont été assemblés par Mecasoud. En cours de finition sur le terre-plein jouxtant le bassin de Penhoët, le caboteur, long de 40 mètres et affichant un port en lourd de 600 tonnes, devrait être livré au mois de décembre. Battant pavillon français, avec Vannes pour port d'attache, le Guedel 3 sera affecté à la desserte des îles. A noter que Merré a déjà réalisé le précédent navire de TMC, le Taillefer 3, livré en 2004.
En parallèle de ce bateau, Merré travaille sur un nouveau bac de 43 mètres de long et 14.5 mètres de large. Commandé par le Syndicat mixte de la traversée du delta du Rhône (SMTDR), le Barcarin 5 sera, lui aussi, mis à flot le mois prochain. Comme pour le Guedel 3, Merré partage le travail avec Mecasoud. Alors que ce dernier réalise la coque, les chantiers de Nort-sur-Erdre, qui emploient 45 personnes, fournissent les superstructures, les équipements et les aménagements. Ils font également intervenir de nombreux fournisseurs de la région. Ainsi, des sociétés de Saint-Nazaire, d'Orvault, de Varenne ou encore des Sables d'Olonne réalisent, sur les navires, les travaux de chaudronnerie, d'électricité, de peinture et de menuiserie.
Après les bacs réalisés pour Mayotte, le constructeur espère que l'achèvement du Barcarin 5 donnera des idées aux collectivités locales. Le Conseil général de Loire Atlantique relance, en effet, une consultation en vue de commander deux nouveaux bacs de Loire.

lundi 21 septembre 2009

mercredi 9 septembre 2009

Le Telegramme : Pêche. La position de la CFDT

Pêche. La position de la CFDT

5 septembre 2009


Dans le dossier sur la pêche en eau profonde, c'est au tour d'Armand Quentel, membre CFDT de la Mission pêches profondes, de réagir. «La Mission pêches profondes aura à peine commencé ses travaux que la voilà sabordée par des errances de comportements indignes d'un ministère. La CFDT savait que cette Mission bicéphale pouvait faire l'objet de «discordances» entre le ministère chargé de la Mer et le ministère chargé de la Pêche, mais pas de magistral loupé du genre camouflet cinglant! Mais, avec la transmission au président Le Pensec de l'information sur la position de la France, concernant les eaux profondes internationales: «un arrêt total de la pêche» et la proposition de choisir la seule partisane de l'arrêt total de tout chalutage comme proche collaboratrice de notre ambassadeur à l'ONU, le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer savait provoquer, à coup sûr, sa démission... Car, comment imaginer, après une telle prise de position, une volte-face concernant les mesures à prendre au niveau européen et donc français?

Un électrochoc

De cet électrochoc, nous devons tous réagir et nous impliquer plus que jamais dans la défense de notre métier. Il est indispensable que les bonnes paroles savamment distillées tout au long du Grenelle de la mer soient concrétisées par des actes forts, permettant une lisibilité vitale pour l'ensemble des entreprises et des marins, dans le respect d'une vision cohérente respectant les trois volets essentiels: le social, l'économique et le développement durable. Alors, seulement, l'Union maritime CFDT acceptera de reprendre le fil de ces travaux».


Loïc Le Meur interroge le ministre

«La confusion, voire les contradictions qui se développent actuellement sur la position de la France en matière de pêches profondes, bouleversent l'ensemble des acteurs professionnels et élus de la filière des pêches dans notre pays et notamment dans les grands ports que sont entre autres Lorient ou Boulogne-sur Mer. En effet, la pêche française peut être gravement déstabilisée et sans doute sacrifiée si toutes les pêches de grands fonds étaient menacées d'interdictions. Au titre de l'Association nationale des élus du littoral, en qualité de maire et de conseiller général de Ploemeur, j'ai participé activement à toutes les réunions du Grenelle de la mer et tout particulièrement aux dernières tables rondes qui se sont déroulées en votre présence au sein de votre ministère. (...) Vous savez Monsieur le ministre d'État qu'à travers l'existence ou la disparition des armements liés aux pêches profondes sur les ports de Lorient, Boulogne-sur-Mer, Concarneau, Le Guilvinec ou encore Saint-Jean-de-Luz, l'équilibre économique de l'ensemble de la filière des ports de pêche et de la pêche française est directement menacé. Parmi les arguments que j'ai pu développer, figurait la demande des conclusions du travail mené entre ces armements et les scientifiques portant sur l'analyse de 26.000opérations de pêche, la prise en considération des efforts déjà mis en oeuvre par la profession tout entière, des mesures techniques au-delà des quotas qui éloignent déjà les bateaux de lieux de pêche. Je souhaite vivement comme vous que la sérénité puisse à nouveau regagner l'ensemble des acteurs de la filière de la pêche, et que l'esprit qui a animé le Grenelle de la mer que nous avons apprécié ne soit pas remis en question. Dans la continuité des discussions et des propos qui se sont tenus, je souhaiterais Monsieur le Ministre que vous puissiez me faire connaître votre position sur ce dossier».

mardi 8 septembre 2009

Le telegramme : Liaisons maritimes. Ce week-end les îles ont fait le plein

Liaisons maritimes. Ce week-end les îles ont fait le plein

8 septembre 2009 -

Il a fait beau durant ce premier week-end de septembre sur le littoral du département. Les îles ont fait le plein. Samedi matin, le Bangor, assurant la liaison Quiberon-Belle-Ile, à 9h30, était complet au départ de Quiberon. Dès la veille, le site internet de la Compagnie Océane l'annonçait complet. Sur la liaison Groix-Lorient, le scénario a été identique: le Saint-Tudy, au départ à 9h15, a même dû refuser des passagers qui n'avaient pas pris la peine de réserver. La seule différence entre les deux liaisons, c'est que pour Belle-Ile, le bateau suivant appareille à 11h alors que celui de Groix ne part qu'à 13h15, amputant sérieusement la journée du touriste, ce que certains déplorent aujourd'hui. «Ces bateaux complets, c'est le fruit de nos promotions comme le pass'journée à 24,90 € pour Groix, au lieu de 30,15 €, rétorque Anne-Sophie Tonnerre, responsable du marketing. Les années précédentes, il n'y avait pas ces promotions et les bateaux n'étaient jamais complets. Nous sommes victimes de notre succès.Mieux vaut toujours réserver ses passages».

mercredi 2 septembre 2009

Le Telegramme : Le Kreizh er mor et le Locmaria en vente


Compagnie Océane. Le Kreizh er mor et le Locmaria en vente

1 septembre 2009 -


Deux des navires emblématiques de la compagnie Océane sont actuellement en vente. Mis en service en 1977, le Kreizh er mor «était au bout du rouleau, estime Yves Brien, conseiller général de Belle-Ile-en-Mer, il ne pouvait plus naviguer vers Belle-Ile en hiver». Selon Yves Brien, Océane - que nous n'avons pas pu joindre hier- devrait faire bientôt l'acquisition d'un nouveau bateau. Un roulier qui «devra être interchangeable avec ceux qui font la liaison Quiberon - Belle-Ile et Lorient - Groix. Ce qui permettra de les remplacer quand ils font un arrêt technique ou quand ils ont une avarie». Pour sa part, Éric Régénermel, le maire de Groix, espère que la cession du Kreizh er mor ne remet pas en cause le remplacement du Saint-Tudy, «qui présente des fragilités structurelles. En vendant le Kreizh er mor, on grille une carte et ça ne se justifie pas, même s'il reste le Guerveur en cas d'avarie du Saint-Tudy». Quant à la vente du Locmaria, mis en service en 1998, elle n'étonne ni Yves Brien, ni ÉricRégénermel: «Ce navire est un gouffre financier. Il consomme énormément». Sa mise en vente ne signifierait aucunement la fin des liaisons rapides entre Belle-Ile et Quiberon. «Un bateau rapide sur cette ligne est absolument nécessaire pour moduler la fréquentation des touristes pendant l'été», estime Yves Brien.

samedi 22 août 2009

Le Telegramme : Rade de Lorient. Le ferry nez à nez avec un voilier


Rade de Lorient. Le ferry nez à nez avec un voilier

22 août 2009 -
Ces deux plaisanciers s'en souviendront certainement pendant longtemps. Hier, peu après 9h30, à bord de leur petit voilier, ils se sont retrouvés nez à nez avec L'Île de Groix, le roulier de la compagnie Océane qui assure la liaison entre Groix et Lorient. Un incident heureusement sans conséquence. C'est à la hauteur du bloc K3 de la base des sous-marins, dans la rade de Lorient, que cela s'est produit. Le roulier naviguait à faible vitesse quand il a vu arriver le voilier au milieu du chenal. Moins manoeuvrant, L'Île de Groix, le dernier des ferries de la compagnie Océane, avait logiquement la priorité. Pour se faire remarquer, il a dû utiliser sa corne de brume, en vain. C'est alors qu'il a entrepris de manoeuvrer en donnant un coup de barre sur bâbord, quand, dans le même temps, le voilier est parti sur tribord. À bord du roulier, les passagers ont alors cru à l'abordage. Finalement, les plaisanciers ont pu poursuivre leur route.

En danger par ignorance

Selon Jean-Luc Veille, directeur des Affaires maritimes, la procédure, en pareille circonstance, veut que les deux capitaines déposent un rapport de mer. S'ouvre ensuite une enquête. Hier, la compagnie Océane n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations pour savoir quelles suites elle comptait donner à cette affaire. Pour Jean-Luc Veille, «80% des incidents de mer sont d'origine humaine. Souvent par ignorance, les gens se mettent dans des situations périlleuses et n'anticipent pas».

mardi 18 août 2009

Rue 89 : l' Arctic Sea aurait été retrouvé :

Le cargo « fantôme » Arctic Sea aurait été retrouvé tôt lundi matin par la flotte russe au large du Cap-Vert, dans l'océan Atlantique. C'est ce qu'a déclaré le ministre russe de la Défense Anatoly Serdyukov, ajoutant que les quinze membres d'équipage ont été transférés sur un patrouilleur.

Aucune précision n'a été donnée concernant les différentes hypothèses avancées pour expliquer cette étrange affaire. Ce cargo finlandais, d'équipage russe et battant pavillon maltais, avait disparu depuis plus de deux semaines au large des côtes portugaises. Parti de Finlande, il devait transporter une cargaison de bois de construction en Algérie.

Samedi 15 août, la police finlandaise avait indiqué qu'une demande de rançon aurait été reçue, bien qu'il n'y ait pas de confirmation officielle. Celle-ci s'élèverait officieusement à 1,5 million de dollars.

Le navire serait en bon état, et l'équipage doit être interrogé afin de lever le mystère sur cette disparition :

« Dans quelques heures, nous vous annoncerons ce qui s'est passé avec les marins, pourquoi nous avons perdu le contact avec eux et pourquoi ils ont changé d'itinéraire », a ajouté le ministre.

Christophe Payet

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Après avoir retrouvé le cargo « fantôme » Arctic Sea tôt lundi matin au large du Cap-Vert, la marine russe aurait arrêté huit pirates présumés. C'est ce qu'a déclaré le ministre russe de la Défense Anatoly Serdyukov, ajoutant que les pirates étaient notamment estoniens, lettons et russes. Les huit suspects ont été placés en garde à vue. Ils se trouvent actuellement à bord de l'escorteur Ladny, au large du Cap-Vert.

Ce cargo finlandais, d'équipage russe et battant pavillon maltais, avait disparu depuis plus de deux semaines au large des côtes portugaises. Parti de Finlande, il devait transporter une cargaison de bois de construction en Algérie.

Samedi 15 août, la police finlandaise avait indiqué qu'une demande de rançon aurait été reçue, bien qu'il n'y ait pas de confirmation officielle. Celle-ci s'élèverait officieusement à 1,5 million de dollars.

Après avoir retrouvé le navire en bon état, à 300 miles du Cap Vert, dans l'océan Atlantique, la marine russe a interrogé les membres de l'équipage afin de lever le mystère sur cette disparition :

« Dans quelques heures, nous vous annoncerons ce qui s'est passé avec les marins, pourquoi nous avons perdu le contact avec eux et pourquoi ils ont changé d'itinéraire », avait ajouté le ministre.

Ce premier cas de piraterie en Europe commence donc à s'éclaircir. D'après le ministre russe :

« Le 24 juillet, dans les eaux territoriales suédoises, un hors-bord s'est approché de l'Arctic Sea, dans lequel se trouvaient quatre citoyens estoniens, deux Lettons, et deux Russes (…) Ces gens […] sont montés à bord, et sous la menace d'armes, ont exigé que l'équipage accomplisse sans condition tous leurs ordres ».

Les pirates auraient éteint le matériel de navigation et ordonné de faire route vers l'Afrique. Le mystère reste en revanche entier concernant les raisons de ce détournement et la cargaison réelle de ce navire. D'autant plus que le cargo aurait été abordé au large de la Suède par des hommes se présentant comme des policiers, et aurait été attaqué une deuxième fois au large des côtes portuguaises, selon la Commission européenne.

dimanche 16 août 2009

Ouest-france : l' Artic Sea



dimanche 16 août 2009
Une rançon réclamée à l'armateur de l'Arctic Sea


La police finlandaise a confirmé la demande de rançon. Le cargo disparu depuis fin juillet serait au largedu Cap-Vert, mais de nombreuses zones d'ombres planent sur son sort.
Une demande de rançon a bien été réclamée à Sol Chart Management, l'armateur finlandais du cargo Arctic Sea. C'est le Bureau national d'enquêtes de la police finlandaise qui l'affirme. Selon le site Internet du Financial Times Deutschland, la rançon s'élèverait à 1,5 million de dollars.

Battant pavillon maltais, ce cargo à l'équipage russe transporte officiellement une cargaison de bois, d'une valeur de plus d'un million d'euros. Parti de Finlande le 23 juillet vers l'Algérie, ce navire n'avait plus donné de ses nouvelles depuis fin juillet.

Vendredi, le directeur de la Défense du Cap-Vert a annoncé que le navire dérouté (voir infographie) se situait « à quelque 400 milles marins (740 km) d'une des îles du Cap-Vert ». Une information confirmée par le Service français d'informations des armées, qui annonçait un « survol » du bateau par « un avion portugais ».

Un enjeu pour les Russes

Les autorités finlandaises se sont refusées à donner plus de détails sur le sort actuel du bateau et de son équipage, dans une volonté de « ne pas mettre l'enquête en péril », ni « la sécurité de chacun ».

La Russie, qui a lancé quatre bâtiments militaires sur les traces du cargo, n'a toujours pas confirmé la situation de l'Arctic Sea au large des côtes africaines. « Les données nécessaires pour rechercher et identifier le bateau sont vérifiées et revérifiées de la façon la plus minutieuse, a déclaré Dmitri Rogozine, l'ambassadeur de Russie auprès de l'Otan. Le reste des informations, y compris les coordonnées d'emplacement du bateau, n'est pas susceptible d'être révélé. »

Selon l'ambassadeur russe du Cap-Vert, Alexandre Karpouchine, la localisation du navire ne lui a pas été confirmée, mais le chef d'état-major cap-verdien « a ordonné à tous les ports, au cas où le bateau apparaîtrait et chercherait à faire le plein de carburant, nourriture ou eau, de ne pas satisfaire cette demande jusqu'à nouvel ordre ».