mardi 25 mars 2014

EXCLUSIF "LE MARIN" - Le plan de Transdev pour une SNCM liquidée ou peau de chagrin


La synthèse confidentielle des groupes de travail sur l’avenir de la SNCM témoigne de noires perspectives que lui réserve son actionnaire Transdev. (Photo Thibaud Teillard)
L’intersyndicale de la SNCM appelle à partir de mercredi 26 mars à faire grève pour s’opposer aux plans de son actionnaire Transdev (filiale de Veolia et de l’Etat, via la Caisse des dépôts). A quelques jours (31 mars) de la clôture des comptes – toujours non certifiés par les commissaires aux comptes - de la compagnie, la convocation d’une assemblée générale pour modifier le conseil de surveillance qui destituerait dans la foulée le directoire semble être le scénario écrit par Transdev pour conduire la SNCM devant le tribunal de commerce.

L’actionnaire Veolia, de la bouche même de son PDG Antoine Frérot le 27 février, évoque pudiquement cette solution comme une "protection". Protection ? A la lecture de la synthèse confidentielle (dont Le Marin s’est procuré une copie) des groupes de travail sur l’avenir de la SNCM initiés en novembre et décembre par l’Etat en présence des seuls actionnaires Transdev et rédigée par le cabinet Accuracy sous le singulier nom de projet "Croisière", on peut s’interroger sur la nature de cette protection. Dans ce document daté du 12 décembre, qui n’a pas fait l’objet de conclusions validées, deux scénarios sont étudiés.

La "continuité", qui suppose le cantonnement des amendes européennes, prévoit des "ajustements et sensibilités" au plan long terme (PLT) préparé par la direction. En clair : le projet revoit à la baisse toutes les prévisions du PLT en remettant en cause tous les chiffrages du cabinet PriceWaterhouseCooper.

Il va bien au-delà en supprimant un navire sur le Maghreb (alors qu’il n’y en a qu’un hors saison) et écrit qu’il a été "pris en compte un arrêt du réseau Toulon-Corse », soit la suppression de 210 équivalents temps plein". Mais cette fermeture de Toulon "n’est intégrée qu’à compter de 2016 afin de ne pas remettre en cause le pacte social".
Autrement dit : les salariés ont voté en décembre 2013 pour un pacte social réduisant les effectifs de la compagnie de 515 salariés sans départs contraints mais, pour leur actionnaire et sans le dire, une deuxième couche est à venir.
Le scénario de "discontinuité" est quant à lui dramatique pour la SNCM. Le plan "Croisière" optait pour un redressement judiciaire fin décembre avec, dans un point d’étape au 29 novembre (dont Le Marin s’est également procuré une copie), une annexe édifiante: l’impact d’un mois de grève était déjà anticipé financièrement (3,4 millions d’euros) avant même que les syndicats aient déposé le moindre préavis.

Ce redressement devait s’achever fin avril par une liquidation et le transfert de la délégation de service public Corse dans une nouvelle structure limitée à quatre cargos. Effectifs prévus : 425 CDI, zéro CDD contre 2 000 emplois actuellement à la SNCM.
Pour arriver à ces effectifs divisés par quatre, le plan "Croisière" indique que parmi les "travaux restant à réaliser" figure "l’estimation préliminaire de la part des coûts du plan de sauvegarde de l’emploi qui serait pris en charge par les AGS", autrement dit le régime de garantie des salaires qui intervient en cas de procédure collective (redressement, liquidation judiciaire ou encore, sous certaines conditions, en procédure de sauvegarde) pour suppléer la déficience de l’employeur.

Des groupes comme Transdev et Veolia, qui vivent pour l’essentiel de la subvention publique, préféreraient donc passer par les AGS (financées par les cotisations sociales) qui ne payent que les minimas légaux très en dessous des conventions collectives.
Ce plan dit de discontinuité n’a pas été validé par l’Etat mais l’attitude de Transdev lors des trois derniers conseils de surveillance (vote contre le PLT) prouve qu’il est toujours privilégié côté actionnaire. Une autre preuve ? Dans la publication de ses résultats 2013 le 27 février, Veolia écrit noir sur blanc : "En raison des contentieux en cours, le Groupe considère que la meilleure traduction comptable de son exposition au titre de sa détention indirecte dans la SNCM est de reconnaître les montants qui devraient être décaissés dans le scénario le plus probable, à savoir, une procédure collective appropriée avec plan de cession associé à une transaction."

dimanche 16 février 2014

L’Union Belliloise souhaite réagir à l’article du télégramme du 11 février « Desserte des îles. Les élus de gauche pour un contrat d’engagements »


Un constat d’impuissance :

La réponse des élus de gauche du CG « Collectif Citoyen de Groix , laisse perplexe, pour ne pas dire pantois.
On lit : « aucune invitation… » « nous ignorons la teneur des échanges (du 24 janvier à Groix) »… « nous n’avons toujours pas accès au cahier des charges de la nouvelle DSP »… « nous regrettons que le président du conseil général ait refusé d’associer les élus de l’opposition pour la nouvelle stratégie… ».
Ainsi dans une assemblée élue la règle serait l’élimination de la minorité. En fait ou bien la majorité du Conseil général du Morbihan se compose de redoutables terroristes, ou bien la minorité se compose de moutons bêlants, ou les deux. En attendant des éclaircissements de la part d’une majorité méprisante à l’égard de notre île et à laquelle il faudrait rappeler que l’assemblée à laquelle ses membres ont eu l’honneur d’être élus est là pour le bien de tous, on peut se demander à quoi sert un élu si sa couleur politique est le critère de sa participation à un débat s’intérêt général ? Inquiétant.
Relisons leur article : ces conseillers  grosso modo n’ont pas accès à la cour des grands, on a vraiment l’impression qu’ils sont traités comme le Tiers-État aux États généraux de 1789. Que diable ne s’en inspirent-ils pas de ces Députés du Tiers ?

Des fantômes ou des acteurs ?

C’est le moment, plus que jamais. Nous sommes dans la phase de renouvellement de la DSP :  l’urgence c’est la dure négociation avec un partenaire privé. Or au lieu de taper du poing sur la table le groupe se contente de « souhaiter », » « d’être favorable à »…   « un contrat d’engagements avec les îles», d’une « une réelle concertation » d’ « une nouvelle méthodologie » pour « trouver les solutions adéquates ».. « concernant la taille de bateaux, la politique tarifaire, l’ utilisation optimale de la flotte de navires , le transport de marchandises etc. »
Ce ne sont que des mots, des vagues projets sans consistance. Quelle image ces élus donnent-ils d’eux à leurs électeurs ? Sont-ce des non entités ? des fantômes ? Ils sont la minorité, belle excuse ! La vertu essentielle, pour une minorité c’est d’être active, justement de faire entendre la voix de ceux qu’on cherche à étouffer.
Alors pourquoi, lors de la réunion exceptionnelle du 23 janvier, sans ordre du jour, où l’on nous annonce que le conseil général veut faire 190 000 euros d’économies en supprimant des rotations à des dates déjà programmées, l’élu au conseil général ne quitte pas la salle avec les maires et notre association, en signe de vive protestation ?
Pourquoi dit-il - dans une autre interview de presse : « Il (le Conseil général) ne donnera pas plus qu’il ne donne actuellement ». les insulaires vont devoir « analyser », «s’interroger », « réfléchir »« mieux programmer leurs déplacements non urgents ». ?

S’unir pour défendre le service public

Le transport maritime, c’est le souffle de vie de l’île toute l’année et pas seulement un moyen d’assurer un bénéfice aux actionnaires d’un transporteur privé en acheminant des milliers de touristes de passage pendant quelques semaines.
Bien sûr le Morbihan n’est pas un département comme les autres. Toutes ses villes, tous ses villages ne reçoivent pas le souffle du large, et on ne saurait s’attendre à ce que tous les conseillers soient également sensibles aux embruns, raison de plus pour que celui qui reçoit de plein fouet les tempêtes fasse preuve de force, de conviction et d’intelligence au service de ses électeurs.
Rien n’interdit à l’élu au conseil général de se battre sur des propositions concrètes et pour cela de dépasser tous les clivages y compris politiques nuisibles dans de petites communautés, afin d’être le représentant consensuel de tous, élus locaux et associations qui revendiquent avec force le maintien d’un service public de bonne qualité.

En attendant la réalisation ( ?) de ce rêve… prenons-nous tous en mains, avec nos maires, notre Président de la CCBI, nos associations, défendons l’île et le service public !
Le Président
Jean Daumas-Bédex

vendredi 7 février 2014

MARCHÉ PUBLIC OU PRIVÉ : TRANSPORTS MARITIMES RÉGULIERS DE PERSONNES ET DE BIENS VERS BELLE-ÎLE-EN-MER, GROIX, HOUAT ET HOËDIC

Marché a proximité de Vannes 56000 : Morbihan
Délégation de service public | Autres procédures
Date de clôture estimée : 29/01/14 |  Date de clôture dépassée ! aide
Etat : Première publication
Détail du marché public ou privé :

Maître d'ouvrage : Département du Morbihan

Mode de passation : Autres procédures

Descriptif du marché public ou privé :

Transports maritimes réguliers de personnes et de biens vers Belle-Île-en-Mer, Groix, Houat et Hoëdic 
Appel public à candidature 
1. Identification de la collectivité territoriale qui passe la délégation de service public : département du Morbihan, Direction générale des infrastructures et de l’aménagement, Direction des espaces littoraux et des activités maritimes, 2, rue Saint-Tropez, CS 82400, 56009 Vannes cedex. 
2. Procédure de passation : la procédure de délégation de service est menée en application des articles L.1411-1 et suivants et R.1411-1 et suivants du Code général des collectivités territoriales. 
3. Objet de la délégation : transports maritimes réguliers de personnes et de biens vers Belle-Île-en-Mer, Groix, Houat et Hoëdic. 
4. Caractéristiques essentielles de la délégation envisagée : le contrat portera sur : 
- la desserte maritime de Belle-Île-en-Mer, Groix, Houat et Hoëdic, tant pour les voyageurs que pour les véhicules et les marchandises, 
- l'entretien et la maintenance des biens nécessaires à la délégation de service public, 
- la gestion des infrastructures portuaires. 
Le département est, en effet, compétent pour organiser ces transports réguliers maritimes (cf. article L.5431-1 du Code des transports). 
Le service est composé actuellement, d'une part, de «services principaux» ayant pour objet de répondre tout au long de l'année aux besoins fondamentaux et quotidiens des îles et qui comportent pour chacune un service de base assuré par des navires rouliers et, pour Belle-Île, un service de transport de marchandises sur palettes (et assimilé) et, d'autre part, de services complémentaires assurés par des vedettes à passagers, liés principalement à l'activité touristique et permettant d'assurer la gestion des flux pendant les périodes concernées. 
En 2012, 7 641 rotations ont été effectuées, soit 15 282 trajets dont 3 383 rotations vers Belle-Île, 2 171 vers Groix et 2 087 vers Houat et Hoëdic. La fréquentation s'établit en 2012 à : 
- 1 387 268 passagers dont 823 542 entre Quiberon et Belle-Île, 435 505 entre Lorient et Groix et 128 221 entre Quiberon et Houat-Hoëdic, 
- 165 757 véhicules transportés dont 125 782 entre Quiberon et Belle-Île, 39 770 entre Lorient et Groix et 205 entre Quiberon et Houat-Hoëdic. 
Les charges d'exploitation hors investissements s'établissent en 2012 à environ 20,5 M euros et les charges liées aux investissements à 0,7 M euros. Elles sont couvertes par 19,6 M euros de produits d'exploitation et par 0,3 M euros de contribution provenant du département. Ces services sont exploités dans le cadre d'un contrat de délégation de service public qui vient à échéance le 31 décembre 2014. 
5. Autres caractéristiques et informations sur la nature et l'objet de la convention : dans le contrat à conclure, l'exploitation s'effectuera aux risques et périls du délégataire, qui devra se rémunérer directement auprès des usagers (recettes du trafic), suivant des tarifs qui seront fixés dans la convention. Une contribution financière forfaitaire (CFF) pourra par ailleurs être versée par le département, en contrepartie des sujétions tarifaires et de service public imposées au délégataire. Le montant annuel de la CFF sera arrêté pour chaque année du contrat, à partir des engagements financiers du délégataire sur les prévisions de charges et de recettes. Ces éléments financiers seront négociés dans le cadre de la consultation. Les biens nécessaires à l'exploitation (navires, gares et postes de stationnement) sont mis à disposition du délégataire par l'autorité délégante, qui finance et réalise les investissements. 
6. Classification CPV (vocabulaire commun pour les marchés publics) : 60000000, 60600000, 60640000, 50200000. 
7. Durée de la délégation et lieu d’exécution : la durée de la délégation de service public est de 6 ans à compter du 1er janvier 2015. 
La date de prise d'effet de la convention est prévisionnelle. La durée du contrat sera de l'ordre de 6 ans pour une échéance au 31 décembre 2020. 
Lieu principal d'exécution de la délégation : Morbihan (56000). 
8. Conditions de participation : 
8-1. Situation propre des opérateurs économiques, y compris exigences relatives à l'inscription au Registre du commerce ou de la profession : 
Les candidats feront parvenir un dossier comprenant : 
- une lettre de candidature précisant l'identité du candidat et l'objet de sa candidature, signée d'une personne ayant autorité pour engager la société candidate ou le groupement de sociétés candidates ainsi que, le cas échéant, l'habilitation du mandataire par ses cotraitants, 
- une attestation sur l'honneur du candidat certifiant qu'il n'a pas fait l'objet, au cours des 5 dernières années, d'une condamnation inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire pour les infractions visées aux articles L.8221-1, L.8221-3 et L.8221-5, L.8251-1, L.8231-1 et L.8241-1 du Code du travail (dans les conditions prévues par l'article 9 du décret n° 97-638), 
- une attestation sur l'honneur que le candidat ne fait pas l'objet d'une interdiction de concourir, 
- s'il est en liquidation ou en redressement judiciaire, la copie du ou des jugements prononcés à cet effet, 
- les justificatifs de ce que le candidat a satisfait à l'ensemble de ses obligations fiscales, parafiscales et sociales, dans les conditions prévues à l'article 8 du décret n° 97-638 du 31 mai 1997 modifié, pris pour l'application de la loi n° 97-210 du 11 mars 1997, 
- les justificatifs de ce que le candidat respecte l'obligation définie aux articles L.5212-1 et suivants du Code du travail (copie de la déclaration annuelle, justificatif officiel du versement de la contribution annuelle au fonds de développement pour l'insertion professionnelle des handicapés ou autre justificatif), 
- les attestations d'assurances responsabilité civile et professionnelle en cours de validité pour l'activité objet de la délégation. 
Possibilité d'utiliser les formulaires DC1, DC2, DC4 et Noti2, téléchargeables sur le site «economie.gouv.fr» : 
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-candidat). 
8-2. Capacité économique et financière : 
- l’extrait de l'inscription au Registre du commerce et des sociétés (modèle K bis) ou équivalent étranger, 
- le mémoire présentant l'entreprise (ou les entreprises membres du groupement), explicitant l'organisation du candidat, les moyens humains et capacités techniques, commerciales et financières dans le domaine objet de la délégation, et les perspectives de développement, soit notamment : forme juridique, date de création, montant et composition du capital social, liste des principaux actionnaires (détenant plus de 10 % du capital), numéro RCS et numéro d'identification Siret, bilans et comptes de résultats des trois derniers exercices et références détaillées. En outre, en cas de groupement ou demande d'acceptation d'une sous-traitance partielle, devront être clairement précisés l'identité, le rôle et, eu égard aux compétences, la complémentarité de chacun des membres du groupement et/ou des sous-traitants dans le cadre du projet. 
8-3. Capacité technique et professionnelle : en cas de groupement, celui-ci devra obligatoirement revêtir la forme d'un groupement solidaire. Pour les candidatures sous forme de groupement et pour les demandes d'acceptation d'une sous-traitance partielle des services objet de la délégation, l'ensemble des pièces énumérées ci-dessus devra être fourni par chaque entreprise du groupement ou chaque sous-traitant. 
Le candidat qui, pour une raison justifiée (candidat étranger, société en formation, ou toute autre raison justifiée), ne serait pas en mesure de fournir les justifications demandées au titre de ses références, est admis à présenter tout document similaire ou équivalent à ceux demandés, et à prouver sa capacité technique, économique et financière par tout moyen approprié. Les certificats délivrés en langue étrangère doivent faire l'objet d'une traduction assermentée en langue française. 
Pour obtenir tous les renseignements complémentaires qui leur seraient nécessaires, les candidats devront faire parvenir au plus tard 15 jours avant la date limite de remise des candidatures et des offres, une demande écrite au point de contact mentionné. 
9. Procédure : 
Modalités de présentation des candidatures : les candidatures devront être adressées sous pli recommandé avec avis de réception ou remises contre récépissé (télécopieur et voie électronique exclus) avant la date limite mentionnée dans le présent avis. L'envoi se fera sous double enveloppe, l'enveloppe intérieure portant la mention «ne pas ouvrir, candidature pour la DSP liaisons maritimes». 
Adresse à laquelle les candidatures doivent être envoyées : département du Morbihan, Direction des espaces littoraux et des activités maritimes, hôtel du département, 2, rue Saint-Tropez, CS 82400, 56009 Vannes. 
Date limite de réception des candidatures : 29 janvier 2014, à 17 h. 
Langue(s) pouvant être utilisée(s) pour les candidatures : français. 
Critères de sélections des offres : le présent avis a pour but de dresser la liste des candidats qui seront admis ultérieurement à remettre une offre. Un document de référence pour l'élaboration des offres dénommé «dossier de consultation» ou «DCE» sera remis gratuitement aux candidats admis à présenter une offre. 
Les critères de choix des offres y seront indiqués. 
Les candidats seront sélectionnés par la commission de délégation de service public à partir des critères suivants : 
- garanties professionnelles et financières, 
- respect de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés prévue à l'article L.5212-1 et suivants du Code du travail, 
- aptitude à assurer la continuité du service public et l'égalité des usagers devant le service public. 
10. Renseignements complémentaires : 
10-1. La convention s'inscrit dans un projet ou un programme financé par des fonds communautaires :non. 
10-2. Autres informations : des options pourront être demandées aux candidats pour les éléments que le département du Morbihan n'est pas certain de mettre en oeuvre durant le contrat et/ou pour lesquels il a besoin d'éléments pour prendre sa décision. Les options n'engagent pas la collectivité. 
10-3. Procédures de recours : 
Instance chargée des procédures de recours : tribunal administratif de Rennes, hôtel de Bizien, 3, contour de la Motte, CS 44416, 35044 Rennes. E-mail : greffe.ta-rennes@juradm.fr 
Tél. 02 23 21 28 20. Télécopieur 02.99.63.56.84. 
URL : http://www.rennes.tribunal-administratif.fr 
10-4. Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant l'introduction des recours : tribunal administratif de Rennes, mêmes coordonnées. 
10-5. Autres informations : des informations complémentaires peuvent être obtenues par écrit, à l’adresse du département du Morbihan sus-indiquée, auprès de : M. Éric Lemero (directeur des espaces littoraux et des activités maritimes. Tél. 02 97 54 82 15, fax 02.97.54.83.83. 
eric.lemero@cg56.fr).

Date de publication du marché public ou privé : 27/12/13.

mardi 28 janvier 2014

Mer et Marine 28 janvier 2014

Inquiétude sur l’avenir de la délégation de service public des îles morbihannaises

crédits : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU.
 
Moins de bateaux pour Groix, Belle-Ile, Houat et Hoedic ? C’est ce que craint le syndicat Bretagne-Océans CFDT, qui redoute les modalités du nouveau contrat de délégation de service public de desserte des quatre îles. Le Conseil général du Morbihan, propriétaire des navires ( Melvan, Enez Edig, Dravanteg pour les liaisons Quiberon- Houat/Hoedic ; Bangor, Vindilis et Kerdonis pour Quiberon-Belle-Ile ; Ile de Groix et Saint-Tudy pour Lorient-Groix), doit attribuer, à la fin de l’année, le contrat de DSP pour la période 2015-2021. Le cahier des charges et les consultations locales sont actuellement en cours. Et elles commencent à devenir houleuses, notamment entre les élus îliens et le Département.
 
 
Un important déficit sur la ligne depuis 2008
 
 
Le délégataire actuel est la Compagnie Océane, filiale de Veolia devenu Transdev, qui gère les lignes depuis le 1er janvier 2008. Elle a succédé à la Morbihannaise de Navigation. Et depuis, selon Claude Huchet, secrétaire général du syndicat, les lignes sont en grave déficit. D'Après les chiffres observés fin 2008 (et expertisés par un commissaire aux comptes à la demande des organisations syndicales) le déficit annoncé pour le contrat de DSP par la Compagnie Océane s’élevait à près de 2.8 millions d’euros. Là, où, toujours selon les syndicats, la Morbihannaise affichait, en 2007, un résultat net de 2 millions d’euros pour le contrat précédent. Que s’est-il passé ? « En 2008, Veolia était dans une politique de conquête des marchés publics de transport. Ils ont donc proposé une offre qui cassait les prix, en offrant notamment au Conseil général de baisser sa subvention annuelle de 1 million à 450.000 euros. A l’époque, la Compagnie Océane expliquait vouloir pratiquer d’importants efforts commerciaux pour faire progresser la fréquentation des touristes », affirme Claude Huchet, secrétaire général de CFDT Bretagne Océans. Force est de constater que cela fut loin d’être le cas. Les chiffres 2012 font état d’un recul de 45.000 passagers et d’une perte nette de 1.2 million d’euros. 2011 avait déjà vu une perte de 600.000 euros. « Nous avons alerté le Conseil général à plusieurs reprises. Il nous paraît évident que la Compagnie Océane avait sous-estimé les frais d’exploitation ainsi que les frais d’entretien des navires ». Là où, auparavant, le délégataire n’était en charge de l’entretien courant des navires, Veolia a rajouté, à sa charge, le coût des gros travaux et arrêts techniques, un poste budgétaire important sur une flotte pour partie vieillissante. La construction d’un nouveau navire, évoquée de longue date, n’a d'ailleurs toujours pas été annoncée, la commande étant espérée en fin d'année.
 
 
Moins de rotations ?
 
 
La subvention du Département, elle, n’a pas augmenté et en cette période de disette pour les finances publiques, il serait sans doute optimiste de voir ce budget revu à la hausse dans la prochaine enveloppe consacrée à la DSP. D’où la crainte, anticipée, des syndicats de voir le service public de desserte des îles pâtir d'un éventuel tour de vis. Les réunions entre les représentants du Conseil général et les maires des quatre îles concernées se sont tenues récemment dans une atmosphère tendue. Pour conserver une enveloppe de subvention réduite et remettre les comptes à l’équilibre – condition qui sera posée au prochain délégataire - , il ne pourra, à l’évidence, y avoir énormément de solutions. Et la première est la réduction du nombre de rotations, notamment hors saison. « Ce qui risque de pénaliser les îliens, qui sont les premiers utilisateurs des lignes ». Le Conseil général du Morbihan devrait communiquer prochainement des éléments de réponse sur cette question.

dimanche 26 janvier 2014

Le Marin 24 Janvier 2014

Îles du Morbihan : vers une dégradation des liaisons maritimes ?

Claude Huchet, secrétaire général du syndicat maritime Bretagne océans CFDT, dénonce "le résultat d’une analyse purement technocratique et mathématique des liaisons vers les îles". (photo : Bertrand Tardiveau)

Alors que la délégation de service public pour la desserte des îles du Morbihan (Groix, Belle-île, Houat et Hoëdic) arrive à son terme à la fin de l'année, un bras de fer pourrait s'engager entre le conseil général du Morbihan, les élus insulaires et la Compagnie Océane, actuel délégataire et filiale de Veolia transport. « Le cadre budgétaire est de plus en plus contraint, résume Claude Huchet, résident bellilois navigant à la Compagnie Océane et secrétaire général du syndicat maritime Bretagne océans CFDT. Alors que les subventions du département ont diminué, les efforts demandés aux insulaires ne cessent d'augmenter. »
Lors d'une réunion de la commission des horaires des liaisons maritimes, il a été question de réduire le nombre de rotations à Belle-île. « Une vingtaine de rotations seraient déprogrammées entre Quiberon et Le Palais avant la saison estivale, avance Claude Huchet qui craint des répercussions sociales au sein de la Compagnie Océane. On devrait passer de 7 à 6 rotations quotidiennes dès novembre et même à 5 le week-end. C’est le résultat d’une analyse purement technocratique et mathématique des liaisons vers les îles. »
Pour marquer son désaccord, le président de la communauté de communes de Belle-Île, Frédéric Gars, a claqué la porte de la réunion affirmant qu’il était hors de question d’accepter cela et que le conseil général était en train de tuer l’économie insulaire.

vendredi 24 janvier 2014

Syndicat Maritime Bretagne – Océans

Avant la publication d’un rapport de la cour des comptes qui pointerait du doigt le déficit récurrent des lignes exploitées par Véolia vers les îles du Morbihan, le Conseil Général exige une réduction drastique du nombre de rotations.

Dès Juillet 2009, après quelques mois d’exploitation par la Compagnie Océane (filiale de Véolia), les élus CFDT majoritaires au Comité d’entreprise ont fait expertiser les comptes de l’entreprise. Les premiers résultats catastrophiques annoncés par la direction (près de trois millions de déficit) furent vite confirmés et expliqués. L’analyse était alors sans appel : le nouveau contrat signé entre le Conseil général et Véolia ne pourrait, en aucun cas, permettre au délégataire d’équilibrer ses comptes. Pire même, on pouvait s’attendre à un déficit annuel dépassant le million d’euros tout au long des sept années que durerait la délégation.

Comment expliquer cela alors que le précédent délégataire dégageait un bénéfice quasiment identique aux pertes annoncées par Véolia ?

L’explication est assez simple, en 2008 Véolia était dans une politique de « conquête », il fallait « sauter » sur tous les marchés, quitte à perdre de l’argent. C’est dans cet esprit qu’une proposition alléchante a été faite aux services du Conseil général qui s’en sont saisi sans même se demander pourquoi la mariée était si belle !

En Avril 2009, la CFDT avait adressé à François Goulard un courrier exprimant les inquiétudes et les doutes des salariés, baisse de revenu, gestion commerciale, maritime et marketing discutables.
Deuxième alerte en Septembre 2011, la CFDT dénonce alors les relations curieuses avec la Compagnie du golfe, elle aussi filiale de Véolia, et les choix incompréhensibles approuvés par le Conseil général. La décision d’approvisionner Belle-île en marchandises avec le Melvan, navire de petite taille, en lieu et place des rouliers Bangor et Vindilis en est l’exemple le plus consternant. Cela revenait à tenter d’approvisionner un hypermarché avec une camionnette !
Troisième alerte en Septembre 2012, cette fois Véolia annonce qu’il met en vente la Compagnie Océane, la stratégie du siège a changé : nous ne nous positionnerons plus sur des marchés non rentables. Terminée la politique de conquête ! Place à la bérézina ; Sauve qui peut, on vend tout, Véolia devenue Transdev se désengage du maritime où il n’aurait jamais dû mettre les pieds, les manœuvres autour de la SNCM en sont, à cet égard, assez révélatrices.

Aujourd’hui enfin, la Compagnie Océane serait candidate à sa propre succession avec cette fois la ferme intention de gagner de l’argent. Deux solutions sont alors à envisager : soit le Conseil général, responsable des liaisons, met la main à la poche comme il le faisait pour l’ancien délégataire, soit on coupe dans les dépenses.

François Goulard dont l’affection pour les insulaires est bien connue a tranché et fait le choix de réduire la toile. Moins de rotations, moins de personnel, les insulaires passeront plus de temps chez eux et redécouvriront les joies de la file d’attente pour prendre le bateau. Un coup fatal vient d’être porté aux économies insulaires qui, déjà précaires, risquent de ne pas s’en relever. Nous aurons des services maritimes qui n’auront plus de public que le nom.

Le Syndicat maritime Bretagne-Océans CFDT, par la voix de son secrétaire général dénonce avec la plus grande fermeté cette situation résultant de l’incurie de Véolia et du mépris du Conseil général du Morbihan à l’égard des territoires insulaires.


Dans les mois qui viennent, les conséquences de ces choix iniques se feront sentir, la CFDT prendra alors ses responsabilités en conduisant les actions des salariés pour défendre leurs emplois.

Claude Huchet
Secrétaire Général du Syndicat maritime Bretagne-Océans CFDT                                                                                          

mercredi 15 janvier 2014

Communiqué de presse

DÉCLARATION DE
LA COMMISSION EXÉCUTIVE DE LA CFDT


PACTE DE RESPONSABILITÉ

LA CFDT SERA EXIGEANTE


Lors de sa conférence de presse, le président de la République a dessiné un cadre pour le Pacte de responsabilité qu’il avait annoncé lors de ses vœux.

Ce cadre donne du sens et des objectifs pour la mobilisation de chacun des acteurs. La CFDT se mobilisera pour l’emploi en étant exigeante sur le contenu du volet social, qui reste à définir jusqu’à la conférence sociale.

En cohérence avec les réformes sur la sécurisation de l’emploi, la qualité de vie au travail et la formation professionnelle, la CFDT est déjà engagée dans le chantier du financement de la protection sociale. Elle exigera le maintien du pouvoir d’achat des salariés, d’un haut niveau de protection sociale et d’une action publique de qualité.

Pour la CFDT, les contreparties doivent être considérées comme un investissement dans les femmes et les hommes pour des emplois de qualité : embauche, insertion, qualification, qualité de vie au travail, rémunérations…

Un pacte, ce sont des engagements de part et d’autre. La CFDT exigera des engagements précis et chiffrés de la part du patronat.

Ce pacte ne peut fonctionner que s’il est structuré par un dialogue social renforcé. Il appartiendra à tous, gouvernement, patronat et syndicats, d’en faire la démonstration dans les semaines qui viennent.

mercredi 1 janvier 2014