samedi 30 juin 2012

Le controversé cadeau de mariage à Messier

En marge du mariage dispendieux de Jean-Marie Messier avec Christel Delaval, auquel Eric Besson était invité, Jean-Marie Messier a obtenu de Véolia une mission de 2,5 millions d'euros d'honoraires contestée pour s'occuper de la vente de Veolia Transport-Transdev.

(Jean-Marie Messier et son épouse - HADJ/SIPA)
(Jean-Marie Messier et son épouse - HADJ/SIPA)
L’ex-J6M, Jean-Marie Messier, s’est marié le 18 mai, au large de Miami, avec Christel Delaval, l’ex de Didier Schuller, Schuller des affaires HLM des Hauts de Seine et Schuller-Maréchal. L'ex-patron de Vivendi avait convié une quarantaine de ses proches amis, dont Eric Besson, comme l’a révélé Paris Match.
La deuxième partie des noces est prévue à Paris, les 15 et 16 juin prochains, et doit se terminer chez Ledoyen, où se retrouvera cette fois le tout-Paris… Bref, Messier l’ex-patron des années folles de Vivendi, n’est toujours pas regardant sur les dépenses.

Il aurait tort de se priver ! N’a-t-il pas obtenu 2,5 millions d’euros d’honoraires pour s’occuper de la vente de Veolia Transport-Transdev ? Une vente pour laquelle sa banque d’affaires (Messier Maris & Associés) ne semble pas jouer un grand rôle, puisque les acheteurs ont fait acte de candidature directement auprès de Veolia Environnement, tel le fonds Cube, ou de la CDC.

D’ailleurs, le département juridique de Veolia avait estimé à 900 000 euros le coût du « travail » de Messier. Et, lors du dernier Conseil d’administration de Veolia, le 15 mars dernier, plusieurs administrateurs ont manifesté leurs réticences, l’un d’entre eux ajoutant que « ce contrat était une faute ».

Mais Antoine Frérot, « travaillé » par un lobbyiste téléguidé par Messier, est passé outre et a signé pour les 2,5 millions réclamés par Jean-Marie. Elle est pas belle la vie ?

 Pierre Péan

mardi 26 juin 2012

La cession de Veolia Transdev se complique de plus en plus



La vente des actifs de Veolia Environnement qui détient 50% du capital de Veolia Transdev à parité avec la Caisse des Dépôts, risque de prendre beaucoup plus de temps que ne l'espérait Antoine Frérot. Si le fonds d'investissement luxembourgeois, Cube Infrastructure, a déposé une offre ferme le 8 juin 2012, les négociations financières mais aussi sur la gouvernance du nouveau groupe reconstitué s'annoncent compliquées.


Antoine Frérot (à gauche), le 6 décembre 2011, lors de l'Investor Day,
 au cours duquel il a annoncé la volonté de Veolia Environnement 
de céder sa participation dans Veolia Transdev. © N.A
 
Lorsqu'il a officialisé la volonté de son groupe de se désengager de l'activité transport, le 6 décembre 2011 lors de l'Investor Day (photo), Antoine Frérot avait tout d'abord avancé un délai raisonnable de deux ans. Quelques jours plus tard, optimiste, le patron de Veolia Environnement (VE) espérait boucler le dossier d'ici à fin 2012.

Même si le fonds d'investissement luxembourgeois Cube Infrastructure, filiale de Natixis, a déposé début juin une offre ferme pour cette reprise (information révélée par les Echos puis Le Monde du 12 juin), "Cela risque de durer un certain temps, c'est compromis pour la fin de l'année", commente un proche du dossier. Contacté par Mobilicités, Cube de son côté, se refuse à tout commentaire.

L'offre du repreneur comporterait deux volets, selon Le Monde : tout d'abord, Cube s'engagerait à reprendre la partie de la dette de Veolia dans sa filiale de transport public, soit 900 millions d'euros (les 900 autres millions de dette sont à la charge de la Caisse des Dépôts et consignations (CDC), l'autre actionnaire à parité avec Veolia dans Veolia Transdev).
Cube proposerait aussi de verser une soulte de 175 millions pour devenir propriétaire de la totalité de la participation de Veolia dans sa filiale transport. Toujours selon Le Monde, cette somme serait inférieure de 75 millions d'euros à la valeur des actions Veolia Transdev inscrites dans les comptes de VE.

Deuxième essai de Cube

Pour rappel, début 2012, les dirigeants de VE étaient entrés en négociation exclusive avec Cube Infrastructure (lire). A l'issue de ce délai, le 1er mai, rien ou presque. Cube n'avait pas mis sur la table les moyens financiers pour reprendre la totalité des actifs de VE dans Veolia Transdev
Tout de suite après, un opérateur industriel allemand avait fait une offre. Selon les informations du Monde, ce deuxième candidat aurait finalement été éconduit. Information non confirmée par les intéressés qui se refusent à tout commentaire.

La CDC, l'autre actionnaire à 50% de Veolia Transdev, aurait-elle opposé son véto à l'arrivée d'un partenaire non pas financier mais industriel ? En effet, Rethmann est un opérateur de transport routier et de voyageurs outre-Rhin, et même l'ancien partenaire de Keolis dans Rhenus, entreprise ferroviaire régionale allemande (lire notre précédent article sur ce sujet).

"La Caisse des Dépôts a bon dos, commente-t-on rue de Lille, où l'on est visiblement agacé. "Le fait que l'actuel dirigeant de la Caisse soit en intérim (Augustin de Romanet a quitté ses fonctions avant l'élection présidentielle de mai, et son sucesseur définitif n'a pas encore été nommé par François Hollande, ndlr), n'a aucune influence sur le dossier Veolia Transdev", se défend un porteparole avant même que l'on ne pose la question de l'intérim.


Ménage à trois ?

Depuis l'annonce du désengagement de Veolia Environnement, la Caisse des Dépôts, sans doute furieuse de voir le partenaire avec lequel elle venait de signer un accord de fusion quitter si vite le navire (lire notre article sur la fusion en mai 2011), a posé, il est vrai, un certain nombre de conditions :
  • d'une part, le repreneur doit en priorité être un partenaire financier et pas un opérateur industriel,
  • d'autre part, les ambitions internationales de Veolia Transdev implantées dans 27 pays ne doivent pas être démenties.
Donc, pas question de démembrer l'entreprise ou de vendre les parts de Veolia par appartement. "Il est clair que le projet de l'entreprise n'est pas d'avoir une base géographique étriquée", commente un proche du dossier.
Mais pour financer cet appétit mondial, il faut des moyens. Or, selon les informations du Monde, Cube Infrastructure préfèrererait céder une partie des activités internationales de Veolia Transdev pour se recentrer sur l'Europe. Interrogé par Mobilicités, Cube s'est refusé également à toute explication.


Gouvernance

L'autre écueil, c'est la gouvernance du futur ensemble reconstitué. Avant son départ, le 7 mars 2012, Augustin de Romanet avait annoncé la détermination du bras armé de l'Etat de rester actionnaire majoritaire dans le groupe de transport public, voire de monter au capital. "Son sucesseur par intérim, Antoine Gosset-Grainville", ne dit pas le contraire, assure un porteparole de la Caisse.
Mais, au final, ce ne sera sans doute pas lui qui décidera du sort de Veolia Transdev, lequel sera forcément rebaptisé après le départ de veolia ou la cession partielle de ses actifs. Et qui en prendra la tête ? 

Selon un proche des négociations cité par Le Monde, "La CDC veut profiter du changement d'actionnaire pour imposer l'un des siens à la direction ou à la présidence de Transdev". Ce qui "commence à faire beaucoup pour un repreneur", poursuit-il.
Entre les aspects financiers et la bataille pour la gouvernance du nouvel ensemble, le bouclage du dossier semble encore bien loin.

Nathalie Arensonas

Rouliers des armées : La CFDT Maritime réclame des navires 100% français


Un roulier affrété débarquant un canon Caesar au Liban
crédits : EMA


26/06/2012

Les syndicats de la Marine marchande montent également au créneau sur le dossier des futurs rouliers destinés à transporter les matériels militaires vers les bases outre-mer et les théâtres d'opérations extérieurs. Ainsi, la CFDT Maritime Normandie demande que les futurs navires soient armés avec des équipages français et réalisés à Saint-Nazaire. Alors que le ministère de la Défense et CMA CGM sont entrés en négociations exclusives en vue de signer le contrat destiné à assurer la logistique maritime des armées françaises, le syndicat a écrit le 29 mai dernier au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, auquel il demande un rendez-vous. « Notre organisation syndicale reste attentive au contenu du cahier des charges inhérent à cet appel d'offres, notamment en ce qui concerne l'armement des futurs navires. Il serait difficilement concevable qu'un tel projet financé par l'Etat ne se traduise pas par des retombées économiques liées à la création d'emplois dans le secteur de la Marine marchande française », explique la CFDT, qui rappelle que les difficultés économiques rencontrées ces dernières années ont « entrainé le déclin de la flotte française et des emplois de navigants ».

Des équipages tricolores

Pour l'heure, les négociations se poursuivent donc entre le ministère et CMA CGM, avec pour objectif d'aboutir à une signature cet été pour une mise en oeuvre de ce contrat de partenariat public privé (PPP) en 2014. Pour assurer les besoins en transport des armées, une flotte de cinq nouveaux navires rouliers doit être construite. Deux seront affrétés à l'année par le ministère de la Défense pour assurer le service courant, les trois autres devant pouvoir être mis à disposition sous faible préavis pour répondre à d'éventuels besoins de projection. En dehors de ses périodes militaires, cette flottille de complément sera exploitée sur les lignes commerciales de CMA CGM. Le groupe compte armer les futurs navires sous pavillon français, mais cela ne signifie pas que les équipages seront constitués exclusivement de nationaux. Avec le Registre International Français (RIF), seuls quelques officiers peuvent en effet être de nationalité française, sur la vingtaine de membres d'équipage armant ce type de bateau. Dans ces conditions, la CFDT réclame des engagements de l'Etat et de l'armateur afin que les équipages soient 100% français, au moins pour les deux navires qui seront affrétés à l'année par les armées.

« Nous soutenons pleinement l'action des camarades de STX France »

En dehors de la question des équipages, le syndicat apporte également soutien à la CFDT de STX France, qui demande, comme d'autres organisations du chantier, que les futurs navires soient réalisés à Saint-Nazaire, où la charge de travail va considérablement baisser dans les mois qui viennent. « Tant la construction que l'armement de ces navires doivent être générateurs d'emplois en France, puisqu'il s'agit d'un marché public. Pour nous, construire ces rouliers à Saint-Nazaire est une évidence et nous soutenons pleinement l'action de nos camarades de STX France. Concernant la rencontre que nous demandons à Jean-Yves Le Drian, nous avons d'ailleurs proposé que nous y allions en délégation commune ».
Du côté de la CFDT de STX France, on rappelle que ces rouliers peuvent constituer une véritable bouée de sauvetage pour Saint-Nazaire : « Alors que le carnet de commande de STX est vide et qu'il est urgent de retrouver du travail pour les bureaux d'études et les ateliers, c'est une opportunité que nous ne pouvons laisser passer pour les salariés de la navale et le bassin d'emploi de Saint-Nazaire. Alors que CMA CGM bénéficie de commandes d'Etat, nous demandons la conditionnalité de ces contrats à la construction de ces bateaux en France », explique la CFDT des chantiers, dont l'appel a été relayé par la Fédération Générale de la Marine marchande.

jeudi 14 juin 2012

Des nouvelles de Seafrance ...

 SeaFrance : « Nous allons y aller par étapes successives »



crédits : LE TELEGRAMME / PHILIP PLISSON


13/06/2012

Jean-Michel Giguet dévoile sa feuille de route. L'ancien président du directoire de Brittany Ferries va piloter la Scop, chargée d'exploiter SeaFrance, dont les actifs ont été attribués lundi à Eurotunnel par le tribunal de commerce de Paris. L'ancienne filiale de la SNCF, dont la liquidation judiciaire a été prononcée en janvier dernier, va connaître un nouveau départ avec trois navires : les ferries Rodin et Berlioz, ainsi que le fréteur Nord-Pas-de-Calais. Interrogé par notre consoeur Catherine Magueur, du Télégramme, Jean-Michel Giguet explique comment la compagnie va remonter en puissance.
______________________________________________

Le tribunal de commerce de Paris a décidé lundi d'attribuer à Eurotunnel l'exploitation des trois navires de SeaFrance entre Douvres et Calais, par le biais d'une Scop, une coopérative ouvrière que vous allez piloter. Quelle est votre réaction ?
JEAN-MICHEL GIGUET : Je suis très satisfait à titre personnel, satisfait à l'égard d'Eurotunnel, qui s'est lancé dans cette activité, et évidemment satisfait de voir une solution pour les ex-salariés de Seafrance qui vont demain, pour une partie d'entre eux, retrouver du travail et de l'espoir. Aujourd'hui, je me dis : « Ça valait la peine de se battre ! ».

Quel est le détail des opérations ?
L'offre d'Eurotunnel, c'était de reprendre, pour 65 millions d'euros, la totalité des actifs, c'est-à-dire les navires portés par une société qui ensuite les affrétera à la Scop, qui est dans cette affaire l'armateur, la société chargée d'assurer le transport des passagers et du fret. Les actifs comportent aussi le système de réservation fret et passagers, le système de gestion et le fichier clients. La société commerciale portera le nom de SeaFrance.

Quand les bateaux vont-ils pouvoir reprendre la mer ?
Ils sont arrêtés depuis huit mois. Nous allons d'abord procéder à des arrêts techniques courts pour le Berlioz et le Rodin, pour pouvoir retrouver les certificats de navigation, remettre ces navires aux normes et aux standards tels que la clientèle peut l'exiger. Nous allons donc procéder à des travaux de propreté et de sécurité, afin qu'ils puissent assurer dans les meilleures conditions le transport de passagers sur le détroit. J'espère pouvoir les remettre en service pour la mi-juillet, afin de profiter encore de la saison et de l'afflux de passagers lié aux vacances d'été en Angleterre.

Combien de salariés allez-vous recruter ?
Malheureusement, tous les anciens salariés de SeaFrance ne vont pas immédiatement retrouver un travail. Il va falloir un peu de patience, cela fait partie de la complexité de la remise en service de la compagnie. Nous allons y aller par étapes successives. Les remises en service du Rodin et du Berlioz supposent le recrutement, dans un premier temps, de 250 navigants pour ces deux bateaux. Il faudra aussi recruter du personnel pour gérer les opérations portuaires à Calais. Et nous avons également besoin de reconstituer les équipes commerciales, afin de remettre le client au centre de nos préoccupations. Car, dans ces histoires, le client semble avoir été complètement abandonné. Par ailleurs, la Scop devient une entreprise calaisienne. Le siège, qui était à Paris, va être transféré à Calais, ce qui impliquera l'embauche de personnels administratifs.

Vous parlez d'une première étape. Quelle sera la suite ?
Dans un second temps, nous allons remettre le Nord-Pas-de Calais en service. Le navire va subir, cet été, un arrêt technique complet pour afin qu'il soit disponible après la saison, probablement en septembre. L'intérêt est que nous pourrons alors procéder aux arrêts techniques des Rodin et Berlioz, en janvier prochain. Le Nord-Pas-de-Calais pourra les remplacer. Dans le même temps, il y aura une montée en puissance des effectifs pour atteindre l'objectif d'environ 520 à 550 salariés à l'horizon 2013, quand tout sera mis en service. Nous recruterons aussi 70 personnes en Angleterre, où nous conservons une filiale, pour les activités commerciales et marketing, ainsi que les opérations portuaires à Douvres.

La décision du tribunal de commerce de Paris a été reportée à plusieurs reprises. On évoquait, notamment, le problème des créances de SeaFrance vis-à-vis de son ancienne maison-mère, la SNCF. Certains journaux ont évoqué le chiffre de 180 millions d'euros, une somme dont le groupe ferroviaire aurait fait le deuil afin de permettre la reprise de SeaFrance. Quelles sont vos informations à ce sujet ?
Je n'ai pas d'informations précises. Il s'agit d'un accord avec le tribunal, cela concerne la SNCF et le ministère de tutelle.

Le nouveau ministre des Transports, qui était maire de Boulogne avant d'entrer au gouvernement, ne semblait pas convaincu, il y a quelques semaines, par le projet de la Scop. Pourtant, lundi, Frédéric Cuvillier a salué « Une solution pérenne sur le plan économique et favorable à l'emploi ». Qu'en pensez-vous ?
Il a bien compris que la Scop allait fonctionner de manière sérieuse et normale, c'est-à-dire qu'il s'agit d'une SA avec un mode de gouvernance classique. La différence, c'est que les salariés sont actionnaires de la Scop, donc responsables collectivement des résultats. Les salariés feront un apport personnel au capital de la Scop pour démontrer qu'ils ont une réelle conviction et une réelle motivation dans le fait que la société puisse dégager des profits. Ils participent à titre individuel, au capital, à hauteur de 5000 euros. C'est un moyen de démontrer qu'ils croient au système et à une activité entre Douvres et Calais.

La gestion de SeaFrance a fait l'objet de beaucoup de critiques. Est-ce aujourd'hui un nouveau départ ? Quel est l'état d'esprit des anciens salariés ?
J'en ai rencontré beaucoup. Ce sont des gens à qui ont va pourvoir redonner une fierté d'appartenir à une compagnie alors qu'ils ont été passablement maltraités par des amalgames qui ont été faits et qui ne concernent pas la grande majorité des salariés de SeaFrance. Ceux-ci sont des gens compétents, sérieux, des marins, des gens de métier.
______________________________________

Propos recueillis hier par Catherine Magueur © Le Télégramme, juin 2012

mardi 12 juin 2012

Élection du bureau de l'Union Fédérale Maritime



Paris, le 07 MAI 2012
DÉLIBÉRATION DU CONSEIL DE
L’UNION FÉDÉRALE MARITIME

DU 06 mai 2012


Le conseil de l’UFM après avoir entendu le point sur la situation de l’Union fédérale donne mandat au bureau pour prendre toutes les mesures  urgentes et nécessaires Pour ce faire le Bureau s’attachera à faire le bilan afin de répondre à ces objectifs.
Le bureau rendra compte de ses travaux et soumettra les mesures envisagées au Conseil.

Sur la base de ce mandat, le Conseil de l’UFM, réuni à la demande de la FGTE-CFDT, a procédé à une élection complémentaire du bureau conformément à l’article 6.2 de ses statuts.

Six candidats se déclarent pour compléter le Bureau déjà constitué de :

Sylvie ROUX – Sauveur FELE – Marcel TANGUY – Joël JOUHAUT

Ont été élus :

François YVON – Claude HUCHET – Pierre-Yves ABMONES – Philippe FERRONI – Hervé SEGUIN – Corinne ARCHAMBAUD

A l’issue de ce vote, le Bureau s’est réuni et a procédé à l’élection d’un Secrétaire et d’un Trésorier.
Ainsi qu’à l’élection d’un secrétaire Adjoint et d’un trésorier adjoint :

Secrétaire Général de l’Union Fédérale Maritime: Sauveur FELE

Trésorier de l’Union Fédérale Maritime: Marcel TANGUY

Secrétaire générale Adjointe de l’Union Fédérale Maritime: Sylvie ROUX

Trésorier Adjoint de l’Union Fédérale Maritime: Pierre-Yves ABOMNES



 P/ Le Secrétariat Fédéral
 Le secrétaire général  
André MILAN
 





                                                                              

samedi 10 mars 2012

Promotion de la semaine : toute la SNCM pour 1 euro !


Publié le vendredi 09 mars 2012 à 17H19
Le défi a été lancé au président de la collectivité territoriale de Corse
Proposition à la collectivité territoriale de Corse :
Proposition à la collectivité territoriale de Corse : "Acquérir une participation majoritaire" dans le capital détenu par Transdev (66 % des parts) "pour un euro symbolique".
Photo Cyril Sollier
"Cède compagnie maritime bien implantée depuis plus de 40 ans entre Corse et Continent pour 1 euro".
En substance, c'est la petite annonce rédigée lundi par Gérard Couturier, président du conseil de surveillance de la SNCM. Unique destinataire de son courrier : Paul Giaccobi, président radical de gauche du conseil territorial de la Corse. Plaisanterie ? C'est écrit noir sur blanc : "Je vais suggérer à Monsieur le Président de Veolia Transdev, actionnaire à 66 % de la SNCM, de prendre l'initiative de vous proposer d'acquérir cette participation majoritaire pour un euro symbolique."
"Une chance historique qu'il faut saisir"
L'auteur de la missive n'a rien rajouté hier à son propos pas plus que le destinataire. Paul-Marie Bartoli, président PRG de l'office des transports de la Corse, a livré sur les ondes de France Bleu Frequenza Mora le sentiment général au sein de collectivité : "grotesque, indécent et dérisoire".
Le seul à prendre au mot le dirigeant de la SNCM est Alain Mosconi. Le leader du syndicat des travailleurs corses (indépendantiste) "défend depuis belle lurette la logique publique au détriment du privé. Quand une multinationale propose de céder la SNCM sur un plateau pour 1 euro, il faut la féliciter et accepter. Et l'inviter", non sans une certaine ironie "à aller au bout de la logique : démissionner et partir, puisqu'il ne croit pas à l'avenir de la compagnie". Alain Mosconi incite "le président de l'office des transports à profiter d'une chance historique".
"La région s'occupe déjà du transport ferroviaire"
Côté CGT, Frédéric Alpozzo n'a pas apprécié ce courrier, "au moment où les actionnaires devraient assumer leurs responsabilités vis-à-vis de la société et de ses salariés. On n'imagine pas que ce ne soit pas une initiative individuelle". Gérard Couturier aurait-il agi sans se concerter avec le reste de son état-major ? "Nous n'en savons rien. La direction ne nous fait pas de confidence. En tout cas, les vrais problèmes doivent être réglés". La CGT préfère que "la desserte soit régulée dans le cadre d'un service public". En clair, le syndicat ne souhaite pas que la collectivité régionale remplace le privé. Il pousse à l'inverse le gouvernement à se mouiller davantage.
De ce côté-ci de la ligne, Michel Vauzelle estime lui aussi que "c'est à l'État de prendre ses responsabilités sur tout ce qui relève du service public et de la continuité territoriale". La région Paca ne pourrait-elle pas entrer dans le pot commun ? "Avec le faible produit de notrefiscalité, nous nous occupons déjà du transport ferroviaire. En revanche, si une table ronde est organisée, nous sommes prêts à nous y asseoir".
À se demander si ce courrier n'est pas un coup d'épée dans l'eau de mer. En réalité, il fait partie d'une stratégie de Véolia qui essaye depuis plusieurs mois de se recentrer sur son coeur de métier : l'eau, la propreté et l'énergie. Le transport maritime de passagers n'en fait pas partie. Avant de quitter, plus ou moins progressivement la SNCM et ses 2 000 salariés, l'actionnaire principal anticipe sur un grand déballage autour des conditions de privatisation de la compagnie en 2 006, au cas où le Sénat acceptait une enquête parlementaire sur le sujet. De la "suspicion de prédation" dont fait état le texte, alors "qu'il n'en est rien". C'est pour la faire "taire" mais aussi pour "aider à la création de la compagnie régionale" que Paul Giacobbi a évoquée, que la SNCM est prête à se vendre pour un euro. Même pas le prix d'un billet passager bradé.
Patrice MAGGIO

Veolia Environnement: un fonds de Natixis prêt à entrer dans Transdev



Le fonds Cube Infrastructure, contrôlé par la banque française Natixis, serait favori pour reprendre une partie des 50% mis en vente par Veolia Environnement dans sa coentreprise de transport public Veolia Transdev.

L'assemblée générale des actionnaires du groupe Veolia en mai 2010.
L'assemblée générale des actionnaires du groupe Veolia en mai 2010.
Reuters/Benoit Tessier
Le fonds Cube Infrastructure, contrôlé par la banque française Natixis (groupe BPCE), est favori pour reprendre une partie des 50% mis en vente par Veolia Environnement dans sa coentreprise de transport public Veolia Transdev, rapportent Les Echos mercredi.
"Son offre est suffisamment réaliste pour ouvrir des négociations sérieuses", déclare une source anonyme au quotidien économique, qui indique que "l'issue est relativement proche" dans le dossier Transdev, codétenu jusque-là à 50-50 par Veolia et la Caisse des Dépôts (CDC). Dans le cadre de son plan de redressement annoncé en décembre, Veolia Environnement avait annoncé qu'il voulait se séparer de sa participation dans Veolia Transdev --dont le nom doit prochainement changer-- pour se recentrer sur l'eau et les déchets. Selon Les Echos, Cube Infrastructure, qui offre le meilleur prix, ne serait néanmoins pas en mesure de reprendre la totalité de la part de Veolia et "négocie, a priori, une participation minoritaire, d'au moins 20%".
L'offre de Cube dépasse celle de trois autres fonds, dont les américains Carlyle et CVC, écrit le quotidien. Le directeur général de la Caisse des Dépôts Augustin de Romanet a publiquement affirmé depuis décembre qu'il privilégiait un investisseur financier comme nouvel actionnaire plutôt qu'un industriel, sans exclure une montée au capital de la Caisse des Dépôts faute d'alternative. L'institution financière publique aurait donné son aval à l'entrée de Cube au capital, selon Les Echos. Mi-janvier, M. de Romanet avait plaidé pour arriver "le plus vite possible" à une solution afin de présenter un "actionnariat stabilisé" aux clients de Veolia Transdev.
Veolia réunit mercredi matin son conseil d'administration, sur fond de guerre des chefs entre le directeur général Antoine Frérot et son prédécesseur, le patron d'EDF Henri Proglio, toujours administrateur.

mercredi 22 février 2012

Veolia : Antoine Frérot, la nouvelle victime de Proglio


Après avoir liquidé Lauvergeon chez Areva, le PDG d’EDF veut virer son successeur à la tête de Veolia pour le remplacer par Jean-Louis Borloo.

Share2
Antoine Frerot (LIONEL CIRONNEAU/AP/SIPA)
Antoine Frerot (LIONEL CIRONNEAU/AP/SIPA)

C’était en octobre dernier. La mine fatiguée, Antoine Frérot, 53 ans, patron de Veolia recevait dans le grand bureau laissé par son prédécesseur Henri Proglio. Mais pouvait-il imaginer que quatre mois plus tard, celui qui l’avait fait roi, son ancien mentor, manœuvrerait sans discrétion pour le faire chuter ? Voilà plusieurs mois déjà que Proglio, parti diriger EDF, ne cachait plus sa colère envers son successeur à la tête du numéro 1 mondial de l’eau. Il n’a jamais supporté de voir son héritage remis en cause et son empire en partie démantelé avec la vente annoncée de la branche transports. Il voulait remplacer Frérot et a trouvé un candidat : Jean-Louis Borloo, qui a foncé tête baissée.
Au lieu de prendre leur temps, de faire entrer l’ancien ministre au conseil d’administration, puis de le laisser se familiariser avec les affaires de Veolia, les deux hommes ont voulu précipiter la manœuvre. "Quand Nicolas Sarkozy a demandé à Proglio de reprendre Photowatt, le fabricant de panneaux solaires en dépôt de bilan, le patron d’EDF a pensé qu’il avait une fenêtre de tir inespéré. Il n’était pas sûr d’avoir encore les mains libres en mai, si Hollande passait, et il a estimé qu’à ce moment précis, Sarkozy ne pouvait rien lui refuser", décrypte un proche du dossier.
Le secret n’a pas été longtemps gardé. Lundi 20 février, l’arrivée potentielle de Borloo chez Veolia a fait la Une des journaux. Qui a trahi la confidence ? Quelqu’un qui avait intérêt à barrer la route à Borloo. L’un des nombreux administrateurs visités par Proglio pour compter ses soutiens lors du prochain conseil, le 29 février ? L’opération risque toutefois de tourner court. "Le remplacement de Frérot n’est pas à l’ordre du jour du prochain conseil", affirme un administrateur. Et l’Elysée apprécie peu qu’on l’implique dans cette manœuvre.
Pour Antoine Frérot, qui a effectué la quasi-totalité de sa carrière dans le groupe, la pilule est amère. Le voilà déstabilisé par celui dont il doit gérer l’héritage. Il estime que Veolia est plombé par une dette trop lourde et doit faire le tri dans ses multiples filiales déficitaires. Il voudrait vendre à Augustin de Romanet, le patron de la Caisse des dépôts, sa participation dans leur filiale commune de transport Veolia Transdev. Mais, ce dernier refuse. Romanet qui va quitter la Caisse des Dépôts veut être nommé à la tête de l’assureur la CNP. Et il a besoin du soutien d’Henri Proglio, opposé à l’opération Transdev. Un coup dur pour Frérot. Il sait que Proglio "ne le lâchera pas", confie un proche. Personne n’est dupe de la gravité de la situation dont il a hérité, mais personne n’est sûr qu’il peut la redresser.
Caroline Michel - Le Nouvel Observateur 
Caroline Michel
Par Caroline Michel

Parachutage de Borloo: Veolia à vau-l'eau


Parachutage de Borloo: Veolia à vau-l'eau
La polémique du parachutage de Borloo n'est qu'une des difficultés que rencontre Veolia.
REUTERS

Au-delà de la rumeur du parachutage de Borloo, le leader mondial de l'environnement s'enfonce dans les difficultés. Sa situation financière s'aggrave et, désormais, le sort de son président est en jeu. 

J-7: les jours d'Antoine Frérot à la tête de Veolia Environnement paraissent comptés. Le conseil d'administration du 29 février, qui se tiendra à la veille de l'annonce de très mauvais résultats, pourrait entériner le départ du dauphin d'Henri Proglio. Même si les fuites parues dans la presse en début de semaine compliquent le parachutage d'un Jean-Louis Borloo, pressenti pour le poste, la révocation du PDG, promu il y a quatorze mois, ne peut plus être exclue. Officiellement, on lui reproche son incapacité à redresser rapidement un groupe en difficulté majeure. Mais officieusement, son éviction servirait d'autres intérêts. 
Ce rebondissement met en scène, une fois de plus, l'immixtion du pouvoir politique dans la gestion des principales entreprises françaises, la mobilisation des réseaux et des clans pour s'arroger le pouvoir et se distribuer les postes. Il illustre aussi un trait saillant de la Sarkozie, sa proximité avec les grands patrons, et son irrépressible besoin de tirer les ficelles du capitalisme français. 
La crainte de Frérot de ne pas hériter des pleins pouvoirs et du titre de PDG l'a tout simplement paralysé 
Le départ d'Antoine Frérot marquerait le dernier avatar d'un feuilleton déclenché, en 2009, avec la polémique de la double casquette de Henri Proglio, désireux de cumuler la présidence de Veolia et celle d'EDF. Il serait aussi l'épilogue d'une succession mal préparée. D'abord nommé directeur général, Frérot a passé un an... à ne pas contrarier son mentor. "La crainte de ne pas hériter des pleins pouvoirs et du titre de PDG l'a tout simplement paralysé", observe un dirigeant de Veolia. Ainsi, l'ombre écrasante de Henri Proglio, le véritable bâtisseur du numéro un mondial des services aux collectivités, l'a-t-elle empêché de nommer une équipe à sa main tout comme de prendre des décisions radicales. 
Les troupes ont perdu confiance
Pour celui qui fut intronisé PDG en décembre 2010, 2011 aurait dû être l'heure de la consécration. Elle a finalement été une annus horribilis: deux avertissements sur résultat en douze mois, des dépréciations d'actifs, la perte d'importants contrats, la découverte d'une fraude massive aux Etats-Unis et, pour finir, l'annonce, le 8 décembre dernier, d'un plan de cessions draconien mais insuffisant. En Bourse, l'action a continué de dévisser: son cours a encore été divisé par deux en 2011. 
Au siège de l'avenue Kléber, les troupes, inquiètes par la situation désastreuse de l'entreprise, ont perdu confiance. Ces derniers mois, de plus en plus de cadres de la maison rendaient visite en voisin au patron d'EDF, toujours prêt à recevoir ses anciens collaborateurs pour recueillir leurs doléances. Henri Proglio aussi ne cachait plus son inquiétude. En fin d'année, elle a fait place à de la colère lorsqu'il découvre alors le nouveau plan stratégique de son successeur pour sauver la maison. Celui-ci prône la cession de la branche transport et le retrait du groupe d'une quarantaine de pays. Autrement dit, il renie l'héritage et met en relief les erreurs de son prédécesseur. 
C'en est trop. Voilà Proglio décidé à évincer son ancien protégé. Selon Libération du 20 février, les manoeuvres étaient en cours. Le quotidien révèle un accord secret "Proglio-Sarkozy", imaginant un putsch: le débarquement d'Antoine Frérot et le parachutage de l'ancien ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo. Qualifié d'"absurde" par le chef de l'Etat, démenti par l'ex-ministre, ce schéma éventé paraît avoir, à présent, du plomb dans l'aile. 
Proglio appelle Borloo "mon frère"
Sur le papier, il n'avait pourtant rien d'incongru. Pour au moins trois raisons. Tout d'abord, Proglio et Borloo sont proches. Si proches, que le premier appelle le second "mon frère". Sa fille occuperait d'ailleurs un poste chez Veolia en Asie. Ce plan constituait, de surcroît, un joli retour d'ascenseur à l'égard de Borloo qui a beaucoup oeuvré, il y a deux ans, pour la nomination de Proglio à la tête d'EDF. Dans cette hypothèse, deux dirigeants de haut vol auraient épaulé l'homme politique. Denis Gasquet, actuel directeur général exécutif de Veolia, et un financier aguerri, recruté à l'extérieur. 
Au PS, Proglio est surnommé "Ne passera pas l'hiver" 
Ensuite, cette opération aurait permis à Proglio de reprendre la main sur son ancien groupe alors que sa situation chez EDF apparaît fragile. L'hypothèse d'une victoire de François Hollande le menacerait. Au Parti socialiste, Proglio est déjà surnommé "PPH" (Ne passera pas l'hiver). Enfin, le plan avait le mérite pour Nicolas Sarkozy de ménager son ancien allié et de séduire les électeurs du Parti radical. 
A présent, quoi qu'il arrive, ce mauvais feuilleton laissera des traces. Il dessert le chef de l'Etat. Le PS comme l'ensemble des autres partis ont aussitôt dénoncé les "petits arrangements entre amis du Fouquet's", et "un mépris de la République". L'un des grands banquiers de la place qui, dès le 20 février au matin, alertait par SMS le socialiste Michel Sapin, évoque un condensé "de la vengeance publique et politique, des coups bas fomentés par des visiteurs du soir". L'affaire démonétise aussi, en plein lancement de sa campagne, la parole du président. Voilà quelques semaines, au nom d'une République irréprochable, il s'était engagé, lors des voeux aux parlementaires, à ne procéder à aucune nomination à la tête d'une grande entreprise publique avant l'élection présidentielle. Raison de plus pour ne pas se mêler de la gouvernance d'un groupe privé.  

Les conflits sociaux grèvent les chances de la SNCM


Alors qu'est étudié le nouvel appel d'offres, la compagnie marseillaise affiche l'image d'une entreprise qui peine à se

Le syndrome SeaFrance guette-t-il la SNCM ? La question se pose avec de plus en plus d'insistance à Marseille, alors qu'un énième bras de fer oppose la CGT et la direction au sujet cette fois de l'ouverture d'une liaison entre Toulon et la Corse. Les marins grévistes qui bloquaient à quai le navire destiné à cette ligne ont été délogés jeudi par les forces de l'ordre après trois semaines d'occupation, mais ils maintiennent la pression. Ils ont appelé samedi à cesser le travail vendredi prochain, date du conseil de surveillance de la SNCM. Dans leur ligne de mire : la compagnie low cost concurrente, Corsica Ferries.
En battant pavillon italien tout en bénéficiant des aides dites sociales de la collectivité corse, lui permettant de pratiquer des tarifs préférentiels pour certaines catégories de passagers au départ de Nice et Toulon, « Corsica Ferries produit de la concurrence déloyale avec un modèle économique et social low cost », dénonce le secrétaire des marins CGT, Frédéric Alpozzo. Le syndicat réclame donc le maintien d'un service public de continuité territoriale dans le transport maritime entre la Corse et le continent et l'adoption d'une loi protectionniste imposant aux navires de travailler en France avec un pavillon français de premier registre qui assujettit tous les armateurs aux mêmes règles sociales et fiscales. L'amendement déposé dans ce sens au Sénat par le groupe communiste a été rejeté en janvier.

Veolia amorce son retrait

Ce nouveau rapport de force tombe au plus mal pour l'armateur marseillais, qui accumule les mauvaises nouvelles depuis un an. Début 2011, un conflit de 47 jours avait secoué la compagnie sur fond de craintes d'un démantèlement. En novembre, après une longue bataille judiciaire, son contrat de délégation de service public (avec la CMN) a été annulé. Puis, en décembre, Veolia, son actionnaire de référence, a amorcé son retrait en annonçant vouloir se recentrer sur ses coeurs de métier.
Dans ce contexte, la bataille pour la nouvelle DSP s'annonce des plus rudes, alors que Corsica Ferries bénéficie désormais aux yeux des Corses d'une meilleure régularité de service et d'une flotte plus moderne et mieux adaptée aux besoins croissants de transport de fret. Si elle veut s'aligner, la SNCM devra débourser pas moins de 800 millions d'euros pour remplacer ses navires, dont plusieurs sont âgés de plus de 25 ans. Ses actionnaires (Transdev-Veolia, l'Etat et les salariés) ont posé comme préalable aux investissements la négociation d'un nouveau pacte social permettant plus de productivité, de souplesse d'exploitation et de fiabilité de service. Aux yeux de certains observateurs corses, l'impossibilité d'ouvrir la ligne Toulon-Bastia dans des conditions normales de discussion est « un nouveau "stress test" qui a montré les limites de la collaboration possible entre la direction et ses salariés. »
Paul molga, Les Echos
CORRESPONDANT À MARSEILLE